« 50 millions de centimes ne construisent pas un logement ! »

Environ 500 dossiers relatifs au RHP sont en instance soit au niveau de la daïra de Draâ Ben Khedda soit au niveau de la CNL. La commune de Tirmitine s’octroie la part du lion avec 250 bénéficiaires environ. Le reste est partagé entre Tadmaït et Sidi Naâmane. Au niveau de la commune de Draâ Ben Khedda, on enregistre 12 dossiers », selon notre source.

C’est dire que la situation du logement dans ces localités rurales est préoccupante. Elle devient plus pressante à chaque hiver avec tous ses aléas et dangers. C’est le cas de ces dernières intempéries durant lesquelles on n’a enregistré aucune victime.

Pour aspirer à une aide de 50 millions de centimes, le concerné doit passer par plusieurs étapes. Un parcours du combattant est attendu ! Un dossier administratif et des fiches techniques sont demandés et déposés au niveau des APC qui, à leur tour, les transmettent à la daïra où une commission les traitera minutieusement.

Les dossiers retenus sont déposés à la CNL (Direction régionale) située dans la nouvelle ville TO, qui les traitera encore une fois avec consultation du fichier national.

Cette étape demande assez de temps pour passer toutes les daïras. Les autres dossiers rejetés pour diverses raisons sont renvoyés aux concernés pour complément d’information ou pour explication du motif de rejet définitif.

L’aide à l’auto-construction est versée en trois tranches : 10 millions de centimes puis 20 millions est enfin une tranche de 20 millions.

La première tranche se traduit par une plate-forme. La 2e par la première dalle et la 3e par les finitions extérieurs (boiserie, peinture). Pour chaque étape, un PV de constat d’avancement des travaux est établi par l’équipe technique chargée de leur suivi.

Il est à signaler que la pièce maîtresse qu’est l’acte de propriété est souvent difficile à délivrer par les APC, surtout quand il s’agit d’un héritage pour passer de génération en génération. Ensuite, la CNL pourrait faire un effort afin d’accélérer l’étude des dossiers et libérer les bénéficiaires qui mènent une vie d’enfer. Enfin, le suivi des travaux doit être régulier et l’équipe sur le terrain bousculera et encouragera le bénéficiaire à activer les travaux pour lui verser la tranche suivante.

L’utilisation de l’aide à d’autres fins et strictement interdite par la loi. De nos jours, il est bien reconnu, même par des officiels, que 50 millions de centimes ne construisent pas un logement.

C’est pourquoi une révision à la hausse est souhaitée par les futurs bénéficiaires qui ne sont autres que les démunis.

Mohand N’tighilt