Akli Hadbi : « On ne joue pas l’accession »

La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord, présentez-vous aux lecteurs de la Dépêche de Kabylie.

H. A. : Je m’appelle Akli Hadbi, né le 11 juin 1959 à Larbaâ Nath Irathen, natif du village Tamazirt, ancien footballeur de l’ESNI (70-84), ensuite entraîneur des petites catégories (cadets) de l’ASCI (03/2004). Elu président du CSA de l’ASCI en juillet 2005.

Après avoir joué onze rencontres, quel est le constat que vous pourriez dresser sur le parcours de votre club ?

Je pense que notre parcours est satisfaisant, en occupant la troisième place à deux longueurs du leader (la JSAYM) avec deux matches de retard et ce, malgré les difficultés financières qui pénalisent le club.

Veuillez être plus clair, monsieur Hadbi ?

Notre club est endetté d’une somme de 60 millions de centimes et les autorités nous octroient une subvention de 30 millions de centimes. Comment voulez-vous gérer une équipe avec tous ces problèmes d’ordre financier. J’ai dépensé depuis le début de saison 15 millions de centimes de ma poche et si ça continue comme ça, on va s’arrêter à mi-chemin. On n’arrive même plus subvenir aux besoins élémentaires, surtout pour les petites catégories en effet les bas et protège-tibias sont à la charge de ces enfants.

Pour les petites catégories, les résultats sont catastrophiques. Quel est votre commentaire ?

Seuls les cadets disposent d’un entraîneur, les minimes et les juniors sont sans coachs, on a une aire de jeu de 25 mètres. Pour les seniors, on reçoit à Tizi Rached et nous faisons le déplacement chaque jour (25 km) pour nous entraîner à Taboukrit.

Vous n’avez pas sollicité les autorités locales pour la réalisation d’un stade à votre niveau ?

Si, mais il y a un problème d’assiette notre commune n’en dispose pas, à part les terrains des domaines,s’ils peuvent les céder.

Quelque chose à rajouter…

Nos joueurs jouent volontairement et bénévolement. Je tiens à remercier les deux entraîneurs Fettouh et Tahi pour le travail remarquable accompli. Je lance un appel aux sponsors, les entrepreneurs de notre région de venir en aide à ce club qui leur appartient. Un vibrant hommage pour ceux qui nous ont aidé de près ou de loin, ainsi qu’à l’APC d’Irdjen. Je termine en disant « on a les moyens techniques d’accéder, mais on ne joue pas l’accession ». Mes remerciements pour la Dépêche de Kabylie.

Propos recueillis par Amazigh Omar