l Le ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière vient de démentir catégoriquement, à travers un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction, l’information distillée par certains journaux, selon laquelle, un cas de grippe aviaire a été signalé dans la wilaya d’Oran. » Aucun cas de grippe aviaire n’a été enregistré en Algérie et les informations avancées sont dénuées de tout fondement « , relève la cellule de communication du ministère de la Santé. L’information, qui s’est répandue telle une traîné de poudre, relatant l’affection par cette maladie d’une vieille et de ses deux petits-fils, portant les symptômes de cette épizootie, a eu pour effet de semer un vent de panique parmi la population oranaise. Un épisode qui a ravivé les craintes et des souvenirs des citoyens, et suscité une méfiance envers tous ce qui pouvait constituer une menace pour leur santé publique, notamment la consommation de la viande blanche. Se voulant rassurant, les termes du communiqué rappellent qu’un dispositif inter-sectoriel de veille, de suivi et de lutte contre la menace de grippe aviaire est opérationnel depuis janvier 2006 pour faire face à une éventuelle contamination au virus H5N1. La commission centrale est alimentée en informations provenant de ces commissions de wilayas et un échange régulier d’informations est assuré, le dispositif étant adapté suivant l’évolution de la maladie. Par ailleurs, même si l’Algérie demeure épargnée jusque-là par la maladie, elle n’est tout de même pas à l’abri d’une menace potentielle de la grippe aviaire comme cela a été le cas pour de nombreux pays d’Asie, d’Europe et du continent noir. Pour cela, la vigilance doit toujours être de mise et tout signe de flottement ou de dysfonctionnement dans les mécanismes de lutte pourrait être fatal. Il convient de rappeler aussi que dans un souci de prévention, l’Algérie a interdit toute importation intra-avicole ou des produits d’origine aviaire en provenance des pays affectés. Dans le même contexte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà concocté un plan d’actions pour détecter rapidement et contenir une pandémie mondiale de grippe en renforçant la coopération internationale.
Le projet de l’OMS vise à anticiper les faits pour mieux se préparer à une éventuelle catastrophe sanitaire mondiale. Le plan en question prévoit de détecter les signes avant-coureurs d’une mutation du virus H5N1 de la grippe aviaire, qui le rendrait plus facilement transmissible entre humains et déclencherait une pandémie sans précédent chez l’homme
Hocine Lamriben
