l Des bars clandestins, des fumoirs à ciel ouvert, telle est la situation qui s’est généralisée et même banalisée dans toute la Kabylie. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne signale à travers le territoire de la daïra de M’chedallah : un vol, une agression ou des bagarres entre jeunes adolescents qui s’adonnent à la drogue, l’alcool et divers produits hallucinogènes, et qui se terminent souvent dans des bains de sang. Etant en grande majorité, pour ne pas dire en totalité, entourée par une forêt dont les lisières sont devenues des lieux de débauches dans ses larges dimensions. L’hésitation et le retard observé par les pouvoirs publics à mettre en mouvement les moyens de luttes contre ces fléaux a débouché sur une situation qui échappe à tout contrôle et devient difficilement maîtrisable. Ceux qui ont appelé au retrait de certains corps des services de sécurité de la Kabylie sont en partie responsables de cette effrayante délinquance qui a ravagé une jeunesse gangrenée par le spectre du chômage, la malvie livrée pieds et poings liés aux exploiteurs de leurs malheurs.
O. S.
