Les marchands de fruits et légumes à la rue

En l’absence d’un espace pouvant les accueillir, temporairement, durant la période de fermeture du marché hebdomadaire, les marchands de fruits et légumes de la ville de Boghni se débrouillent comme ils peuvent pour maintenir leur activité.

Ainsi, dès que les autorités locales ont décidé de fermer le marché pour entreprendre des travaux d’aménagement de ses espaces de vente et ses allées s’étendant sur plusieurs hectares, une véritable anarchie s’est installé dans les grandes artères de ce qui constitue le périmètre urbain, notamment dans la partie basse jouxtant l’abattoir communal.

De ce fait, on assiste actuellement à une concentration des vendeurs dans un périmètre très réduit, particulièrement au niveau des anciens arrêts des transporteurs publics desservant Draâ El Mizan et Boumahni.

Nous retrouvons là les marchandises exposées à même les trottoirs et parfois à la limite de la chaussée, ce qui engendre de perturbations et des dérèglements dans la circulation des véhicules et des personnes surtout les dimanches, jours de marché à Boghni et les localités limitrophes.

Pourtant, durant les premiers jours de la mesure de fermeture, les commerçants avaient tenté de trouver une solution, sollicitant le propriétaire d’un terrain situé à proximité du lycée Zamoum pour une location de 2 mois.

En effet, des travaux de terrassement ont bien en lieu mais juste après un conflit a surgi entre les héritiers de la parcelle en question, mettant fin ainsi à un choix que les habitants de Boghni avaient tout de suite donné leur approbation.

Par ailleurs, il y’a lieu de signaler que certains marchands ont préféré déplacer leurs étals vers d’autres coins de la ville afin d’éviter le désordre qui régne sur les lieux de regroupement de la même corporation.

A cause de cette situation, tout ce que souhaitent les citoyens de Boghni, c’est le respect des délais fixés par l’APC pour rouvrir le marché qui engrange plus d’un milliard de recettes pour la collectivité.

M. Haddadi