Des impayés, des dettes et des pannes fréquentes

La problématique de la gestion d’eau potable dans la commune d’Amizour est une équation à trois inconnues que les responsables locaux trouvent du mal à résoudre. En effet, outre les besoins des citoyens exigeant la disponibilité de ce liquide vital dans les foyers, l’asphyxie financière de la régie communale des eaux résultant de factures impayées, de dettes et de frais divers exacerbent la situation et mettent par delà l’APC devant un dilemme.

Les autorités locales, par le biais de l’adjoint du maire, avancent le chiffre de neuf milliards de dinars de recouvrement, et ce pour les prévisions de l’année 2006 si l’on prend en compte les

5 700 abonnés de la commune.

Mais force est de constater que seuls dix pour cent (10%) de cette énorme somme ont été récupérés par l’APC, donc quelque 94 millions de centimes avec un restant potentiel de 796 millions de dinars que la Régie espère récupérer chez ses abonnés récalcitrants.

Cet état de figure n’est pas aussi sans conséquences puisque l’APC, coincée par l’intransigeance des insolvables, est menacée par l’ADE qui réclame la part de son dû s’élevant à trois milliards. Un trou financier impossible à colmater et qui de surcroît a mis l’APC dans une situation de mauvais payeur. Et « malheur » n’arrive jamais seul : le réseau AEP d’Amizour alimentant la rive droite du chef-lieu a subi un « crash » suite à l’envasement subit du captage du domaine Laïfa. il a fallu les moyens mixtes des services de l’hydraulique et de l’APC locale pour réaliser dans l’immédiat un autre fourrage. D’autres pannes et fuites ont exigé des opérations salvatrices afin d’éviter les pénuries d’eau et ont poussé encore davantage l’APC à mettre la main dans la poche, une poche déjà vide et sèche.

Une enveloppe financière de deux milliards attribuée à cette commune pour la rénovation de la conduite d’adduction de ce nouveau fourrage n’est qu’un petit bol d’oxygène, sinon la crise financière reste aiguë. Il va falloir par contre beaucoup de civisme de la part des abonnés qui réclament eux aussi une meilleure qualité d’eau pour que l’APC puisse récupérer son pécule et redresser ainsi la situation précaire de l’AEP d’Amizour.

Nadir Touati