La grève des transporteurs perdure

Insensée qu’elle est sur certains points, notamment ceux relatifs à la demande d’interdiction de transporter les voyageurs de la région par les bus venant des autres wilayas, la grève déclenchée le mercredi dernier par les transporteurs de M’chedallah, semble s’inscrire dans la durée. En effet, jusqu’à hier les contestataires ne voulaient pas reprendre du boulot et s’intentent à continuer leur débrayage jusqu’à – dit-on – ce que le premier responsable du transport au niveau de la wilaya réponde à la doléance de façon express. Ainsi, l’on note que selon certains transporteurs contestataires, l’on demande aussi l’attribution de nouvelles lignes puisque, selon le même avis, celle du tronçon M’chedallah – Bouira est très surchargée.

A en croire les déclarations de ces contestataires, « le nombre exorbitant de véhicules qui assurent la desserte sur ce tronçon a causé des pertes énormes pour les transporteurs qui arrivent à peine à arrondir leur fin de mois ».

Cependant, et du côté des autres transporteurs assurant la desserte sur la même ligne, et plus particulièrement les propriétaires des véhicules à 9 places et autres J9, ceux-ci se refusent de suivre le mot d’ordre de la grève, eux qui considèrent que « ce débrayage est insensé car ne répondant à aucune exigence professionnelle, mais plutôt, à satisfaire les appétits vocaces de certains transporteurs qui veulent s’accaparer les lieux ». Dans ce contexte où, les transporteurs non associés à ce débrayage continuent d’assurer la desserte avec, bien évidemment, un manque flagrant, c’est le simple voyageur qui semble payer les frais. D’ailleurs, il nous a été permis de constater que durant les deux derniers jours, plusieurs citoyens ont été obligés de rebrousser chemin et abandonner leur travail pour cause d’absence de transport. C’est dire enfin, que l’autorité compétente doit prendre les mesures coercitives nécessaires pour débloquer la situation et remettre de l’ordre dans ce secteur névralgique.

N’est il pas encore temps d’imposer une certaine rigueur pour préserver le caractère public de ce service ? Aux responsables de méditer.

L. K.