Pour une simple petite fuite d’eau, il a fallu presque deux mois à l’Algérienne des eaux, (ADE) pour la réparer.
Durant toute cette période, les responsables de cette « Algérienne », ou du moins ses employés, passent et repassent plusieurs fois dans la journée, par la rue Boucena-Amin perpendiculaire au Bd Colonel-Amirouche, à Draâ Ben Khedda. D’énormes quantités d’eau s’écoulement dans la nature.
Ce n’est que mardi 27 mars 2007 qu’une équipe s’est rendue sur les lieux pour arrêter ce gaspillage qui n’avait que trop duré au su et au vu de tout le monde. L’ADE intervient selon les humeurs du chef de l’antenne technique qui passe outre aux réclamations des citoyens.
L’année dernière, déjà, dans la même rue (pas la même fuite), il a fallu de nombreux appels téléphoniques des riverains concernés par la pénurie d’eau, plusieurs déplacements et trois interventions (par fax) du président de l’APC pour que l’ADE réagisse enfin.
Devant cette situation désespérante que vivent les citoyens de la daïra, suite à la négligence de cette entreprise censée être un service public, il y a lieu de se poser la question suivante : « A quoi sert l’ADE ? » La réparation n’est toujours pas achevé. Un amas de terre obstruait la rue et avec les dernières pluies du week-end, la terre a été emportée vers les avaloirs, la suite est connue. Une autre fuite est visible à quelque mètres de la première. Est-elle repérée par l’ADE ?
D’autres fuites sont visibles sur les conduites reliant Draâ Ben Khedda à Aït Khencher (commune de Tadmaït) et datent de plusieurs mois. Des étangs se sont formés. La prolifération des moustiques est favorisée par ces eaux stagnantes. Des lieux identiques ne manquent pas à T. O pendant que les robinets, notamment des zones rurales, sont à sec, même en hiver, et encore au pied des montagnes. Paradoxe !
Mohand N’Tighilt
