Plus de peur que de mal

Le centre-ville de Draâ El Mizan, a failli vivre une catastrophe mardi dernier aux environs de dix-sept heures.

En effet, au moment où les citoyens commençaient à se regrouper en face de la pompe à essence du centre-ville, un camion de marque Berliet chargé de sable fin venant de Bouira continua sa « marche folle » après que son chauffeur l’eut abandonné.

Arrivé à proximité de l’ex-siège de la Gendarmerie nationale, le conducteur fit plusieurs manœuvres pour arrêter l’engin, en vain. Alors il sauta de la cabine. Le véhicule dont les deux bouteilles à pression étaient vides roula environ cent mètres avant de percuter de plein fouet la stèle jouxtant la pompe « Naftal » avant d’être arrêté par un eucalyptus.

Deux personnes assises sur un trottoir à l’intérieur du parc de la station s’enfuirent à toutes jambes avant l’arrivée de ce mastodonte.

N’était cet arbre qui a arrêté cette cavale, l’engin se serait renversé pour atteindre le marché situé en contre bas. Quant aux personnes assises à la terrasse du café Merqès, elles se sont levées pour aller voir cet accident. Au bout de quelques minutes, les pompiers sont arrivés sur les lieux ainsi que les services de sécurité; Le chef de daïra, les élus ainsi que le commissaire étaient aussi là.

Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les causes exactes de cet accident. Le chauffeur que nous avons approchés qui était encore sous le choc nous a déclaré qu’il ne savait pas comment cela a pu arriver.

Dernièrement un autre cas similaire s’est produit au même endroit. Un véhicule avait percuté un poteau électrique. Il y a eu tout de même plus de peur que de mal. Si cet accident n’a fait miraculeusement aucune victime, il n’en demeure pas moins que le problème de la circulation se pose toujours au centre-ville de Draâ El Mizan.

D’ailleurs,combien de fois avons-nous soulevé l’urgence d’une rocade afin d’éviter le transit des grands tonnages pour rallier la cimenterie de Sour El Ghozlane ou encore les briqueteries. Cela étant, il y aura toujours des dangers si rien n’est fait.

Amar Ouramdane