Thabouhsent, un village de la commune d’Ath Bouyoucef, dans la daïra de Aïn El Hammam s’était mobilisé durant plusieurs jours afin d’être prêt pour les festivités commémorant l’assassinat du jeune Mohand El Hocine par les gendarmes, le 28 mars 2002.
La journée a débuté par une marche où aux côtés des villageois on pouvait remarquer, la présence des coordinations des aârouch venus d’Iferhounène, Illilten, Aïn El Hammam, Aït Yahia et Abi Youcef. Notons que la foule bien qu’importance, n’était pas celle des grands jours, comme si la ferveur des années 2002 commençait à s’estomper.
D’ailleurs, certaines délégations, contrairement aux années passées n’ont pas daigné répondre à l’appel. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs sur les lieux de l’assassinat de Hocine, juste à côté de la brigade de gendarmerie, les marcheurs se sont retirés sans incident en dépit des slogans hostiles aux gendarmes.
Un couscous en guise de ouaâda a été offert aux invités alors qu’une exposition, rappelant les martyrs du Printemps noir s’est tenue toute la journée.
Les festivités devaient continuer avec un gala où une pléiade de chanteurs kabyles était invitée à se produire dans la cour de l’ancienne école.
Certains se sont décommandés, à la dernière minute mais Tahar Taleb, Hamama Djilali, Youva et bien d’autres ont marqué la fin de la journée et le début de la soirée.
Notons que c’est avec une grande émotion que nous avons écouté les chansons de Lamara Boualem, le frère du défunt.
Nacer B.
