Une reprise de championnat douteuse quant à la suite de la compétition si l’on dénombre les rencontres programmées et celles jouées. Parmi les 15 équipes toujours en lice que composent l’unique groupe du championnat de wilaya, pas moins de 5 équipes n’ont pas encore honoré” leur engagement relatif au règlement de la 2e tranche des droits d’engagements, qui a contraint le bureau de ligue de prendre la décision de déprogrammer certaines rencontres JS Haouche Makhfi – IR Bouled Heddadj, NB Kherrouba – JS Naciria, JRB Afir – ES Berrahmoune. Des décisions pareilles devraient être prises avec la conception d’un échéancier non seulement avec les acteurs (présidents de clubs) mais également en la présence des responsables locaux et la coopération de la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya, laquelle est l’ultime instance sportive à être consultée ou sollicitée n’ayant qui va à l’encontre d’une jeunesse déshéritée et aucune voie de distraction que la pratique du sport et le sport roi : le football. Jusqu’où ira cette politique ? Où sont les responsables locaux ? Où est la DJS et ses orientations ? Où iront-ils ces jeunes ? De nombreuses questions sont posées sans qu’aucune réponse ou une initiative ne soient trouvées. La ligue de football par des décisions ne fait qu’appliquer la loi en vigueur et les règlements généraux de la FAF. Ses principales ressources parviennent des droits d’engagements et les amendes contractées à l’intersaison et d’une subvention dérisoire des pouvoirs publics de 30 millions qui représentent un mois d’indemnité des arbitres et frais de délégué. Qui a raison ? Qui a tort ?
Les responsables du football national doivent s’intégrer dans de tels cas et des situations pareilles. Une situation doit être trouvée pour sauver ces équipes en voie de disparition. Le championnat de la wilaya de la saison écoulée fut perturbé par la déprogrammation de bon nombre d’équipes jusqu’à leur abandon, et est resté toujours dans les mémoires des dirigeants. Une commune comme Chabet El Ameur avec 40 000 habitants dispose de toutes les infrastructures sportives, ne possède pas d’équipe de football ou d’autres disciplines et de nombreuses équipes se sont éclipsées. Pour ne citer que l’année 2003, la ligue de Boumerdès avait à gérer 31 équipes par le nombre de clubs et le nombre de 2723 licenciés était classée 3e au niveau national, devancée par la ligue d’Alger avec 72 clubs et 6161 licenciés et celle d’Oran avec 29 clubs et 2967 licenciés. Le football est malade à Boumerdès, l’intervention des autorités locales et notamment la Direction de la jeunesse et des sports est plus que nécessaire si ce n’est indispensable pour améliorer la situation et trouver un consensus quant aux dispositions à entreprendre et la pratique sportive, plus particulièrement le football.
A. K.
