L’UGTA soutient l’Alliance présidentielle

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L’UGTA ne fait pas que du syndicalisme et ne veut visiblement pas rester en marge des élections législatives du 17 mai prochain. Le secrétariat de la Centrale syndicale, réuni hier, a finalement réussi à trouver un consensus. Celui de soutenir tous les partis de l’Alliance présidentielle pour ne pas faire de mécontents au sein du bureau présidé par Abdelmadjid Sidi-Saïd.

Pour ce faire, l’instance exécutive de l’UGTA a trouvé une formule magique pour ménager le choux et la chèvre.  » L’action de la nouvelle législature ne peut s’inscrire que dans le sillage du programme de son Excellence (…) le président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a déjà démontré sa validité à travers l’instauration de la paix, de la sécurité, de la stabilité sociale, de la relance de l’économie et du progrès social « , lit-on dans le communiqué sanctionnant la réunion du secrétariat national de l’UGTA. Et il n’est pas difficile de deviner que  » le programme du président de la République  » a un soutien objectif : l’Alliance présidentielle.

L’explication d’une formule aussi galvaudée ne trouve son sens que dans la composante de l’instance de la Centrale syndicale. Une bonne partie des dirigeants de l’UGTA, nationaux ou locaux, sont militants essentiellement du RND et du FLN. Certains sont même candidats à l’élection législative du 17 mai. Et Sidi Saïd, officiellement non partisan mais soutien actif au chef de l’Etat lors des présidentielles de 2004, n’a pas d’autres choix que de satisfaire tout le monde et ne pas verser dans une position tranchée en faveur d’un parti donné.

Pour clore le communiqué, l’Union générale des travailleurs algériens  » appelle les travailleuses et les travailleurs d’user de leur droit constitutionnel par une participation massive aux élections du 17 mai 2007 « . C’est là le seul appel explicite de l’organisation de Sidi Saïd qui se félicité, sans surprise d’ailleurs, de la signature du Pacte économique et social et de l’augmentation du SNMG.

Mais point de référence aux souffrances du monde du travail ni au retard enregistré dans la tenue du congrès de l’organisation, reporté d’année en année sans véritable échéance.

Ali B.

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