Les 8 982 logements seront livrés en 2006

Dressant le bilan de la gestion post-séisme, le wali de Boumerdès, Ali Bedrici, a estimé, avant-hier en fin d’après-midi, lors d’un point de presse que l’application du programme de reconstruction de logements pour les familles sinistrées est globalement appréciable. Rassurant l’opinion locale à une semaine de l’an II du séisme du 21 mai 2003, le premier responsable départemental de l’exécutif précisera que 21 chantiers, soit près de la moitié de ceux lancés il y a une année dans différentes communes de la wilaya, sont actuellement à un taux situé entre 20 et 90%. Il annonce, dans la même optique, que plus de 800 logements seront distribués aux familles sinistrées dont les bâtisses sont classées rouge 5, à la date de fin juin 2005. Et toutes les dispositions seront prises pour accélérer ces travaux de réalisation de bâtiments en dur, dans toutes les communes avec un délai n’excédant pas l’échéance du premier semestre 2006. Hier, ce fut aussi l’occasion pour rappeler la détermination des pouvoirs publics à prendre en charge les effets de la catastrophe naturelle du 21 mai 2003. Brève rétrospective du wali sur les différentes aides consenties par l’Etat aux sinistrés, la viabilisation des sites de chalets qui a nécessité la mise en place de réseaux d’assainissement, la voirie, l’éclairage public, l’électricité, ce qui représente l’équivalent de la viabilisation d’une ville de 100 000 habitants. Il précisera ensuite que le nombre de logements confortés jusqu’au 30 avril 2005 est de 71 70, alors que 1 122 personnes ont bénéficié jusqu’à la même période de l’aide à la reconstruction de leur bâtisse classée rouge. Evoquant lors du débat du relogement des sinistrés ce problème, le wali prévoit sur la base des engagements des entreprises la réception de 5 000 logements en 2005 et 3 482 autres unités immobilières en 2006. Autre importante précision : la viabilisation confiée aux secteurs de l’hydraulique, les travaux publics, l’OPGI et la Sonelgaz, seront achevés en même temps que les bâtiments en dur.

Salim Haddou