Le permis à points inspiré du model français, permettra de retirer au conducteur un point à chaque infraction, sachant que le titulaire d’un permis de conduire obtenu il y a plus de deux ans, est crédité d’un capital initial de 16 points, et 8 points pour les personnes ayant un permis probatoire.
“A l’épuisement de tous les points, l’intéressé sera suspendu et sera interdit de passer son examen pour l’obtention du permis de conduire pendant un délai de six mois. Après six mois, il passera à nouveau l’examen pour l’obtention du permis de conduire. Cette mesure est également assujettie aux examens médicaux qu’il doit subir au préalable», a affirmé jeudi dernier, le commissaire divisionnaire de police au niveau de la DGSN, M. Aïssa Naïli.
« Il y a quatre catégories d’infractions plus les délits plus graves. On pourrait même aller jusqu’au retrait de trois ou quatre points par infraction et un ou deux points pour les petites infractions »-a-t-il noté avant d’ajouter que « les infractions qui mènent vers un retrait de quatre ans concernent notamment la conduite en état d’ivresse ayant occasionné des blessés ou des morts ».
Tout en indiquant que le projet du permis à points est actuellement au niveau du gouvernement, M. Aïssa Naïli a expliqué que « le barème sera arrêté après l’adoption du projet soumis par le ministère des Transports».
Celui-ci qui intervenait sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, a fait savoir que « cette nouvelle disposition est inspirée du modèle français, même si le nombre de points diffère (12 en France) à cause de l’environnement », précisant que « ce permis est un outil administratif qui responsabilise le conducteur et lui donne l’occasion de gérer son capital de permis à points ».
Le commissaire divisionnaire de police au niveau de la DGSN a relevé dans ce sens, l’existence de mesures pour récupérer ses points dans le cas où il aurait été procédé au retrait du permis. Il s’agit, entre autres, pour les conducteurs n’ayant pas utilisé tous leurs points de prendre part à un stage de sensibilisation dans une école spécialisée. Sur un autre registre, M. Naïli a annoncé qu’« une centaine de radars vont être mis à la disposition des unités opérationnelles, dans les jours à venir », indiquant que « les services de sécurité sont en train d’aider les autorités locales pour la mise en place d’un centre de régulation de la sécurité routière ». « C’est un moyen pour réguler, notamment, dans les grands centres urbains, la fluidité de la circulation », dira-t-il.
Lemya Ouchenir

