Un sit-in devant la Chefferie du gouvernement

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Les participants à ce mouvement déplorent l’indifférence de la tutelle, quant à leurs revendications, malgré les différents appels lancés pour sauvegarder la filière technique. « Ce mouvement de protestation se veut une réponse claire au ministre de l’Education Nationale qui ne cesse d’afficher son mépris à l’égard des enseignants, en refusant tout dialogue et tout débat sérieux au tour de l’avenir de l’enseignement technique « . A cet effet, et selon le communiqué, les membres de cette coordination sont animés d’une réelle volonté de préserver ce type d’enseignement indispensable pour la préparation de futurs cadres polytechniciens pouvant assurer la maîtrise des nouvelles technologies et de garantir l’essor économique du pays.

Dans le même contexte, les rédacteurs de ce document, font rappeler qu’il ne peut y avoir de réforme au sens propre du terme, sans qu’elle ne soit débattue au préalable par l’ensemble de la société. Par ailleurs, et selon le même communiqué, une pétition nationale, « pour dénoncer le danger concourt cette reforme et mobiliser autant de citoyen pour la sauvegarde de l’enseignement technique en voix d’extinction », a été lancée.

Lors de ces deux journées de protestations, les participants ont réitéré leur attachement aux revendications adoptées lors de la première rencontre, à savoir l’abandon du plan de démantèlement des lycées techniques et technicums, le maintien en place des équipes pédagogiques et du patrimoine matériel ainsi que l’ouverture du dialogue sur des perspectives pour un enseignement technologique et technique rénové et de qualité. Il y a lieu de rappeler qu’il s’agit de la seconde grève des professeurs de l’enseignement technique pour deux jours.

La première avait eu lieu le 16 janvier dernier à l’appel de la coordination nationale des lycées techniques et technologiques (CNLTT), un front d’opposition créé fin 2006 par les enseignants du technique et soutenu par des syndicats autonomes.  » On compte pas baisser les bras et on envisage d’autres action et d’autres sit-in national devant la chefferie du gouvernement « , peut-on encore lire dans le communiqué.

Nabila Belbachir

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