Les conditions de scolarité dans certains établissements scolaires ont conduit les pouvoirs publics à débloquer des budgets pour la réalisation de cantines, là où la nécessité l’exige. Si les décisions ont été prises dans ce sens, c’est pour alléger, rapidement, les difficultés auxquelles font face nos élèves. Pour cela, les travaux ne devaient pas durer au delà des limites autorisées et l’ouverture des restaurants scolaires devait se faire dès que les maçons auraient plié bagages. Malheureusement, la réalité sur le terrain, est tout autre. Plusieurs cantines destinées aux écoles primaires ou au CEM Ouaghzen, à titre d’exemple, ne sont pas prêt d’accueillir les élèves. Dans certains établissements, le matériel (tables, batteries de cuisine) est en place depuis longtemps. Les fourneaux n’attendent plus que les cuisiniers, affectés, se mettent au travail.
D’après nos renseignements, auprès des gens au fait du problème, des petites « bricoles » entraveraient certains projets. Ainsi à tel endroit c’est une histoire de niche à gaz nos encore construite, qui empêcherait la réception de la cantine. Ailleurs, c’est une affaire d’ »autorisation de la part de la Sonatrach », nous dit un responsable d’APE. En outre, il n’est pas facile d’acheminer, sans l’aval de plusieurs services, les bonbonnes rouges que seule la société nationale en question est habilités à faire. Par ailleurs, le déplacement des bouteilles, pour des raisons évidentes de sécurité, serait soumis à une autorisation préalable des services concernés. Les parents d’enfants, scolarisés dans ces établissements, ne contestent nullement la procédure mais plutôt ce retard qui serait « assimilé à de la négligence ». « Il est inconcevable d’attendre une année, quelquefois plus, après la fin des travaux, pour que les élèves puissent bénéficier de repas chauds », affirme un directeur d’école qui attend l’ouverture de la cantine de son école, depuis …1989.
Nacer B.
