Le lobby des cours privés

En dépit des directives du ministères de l’Education nationale contre les cours privés, donnés par les fonctionnaires, à domicile, ces cours se pratique de plus belle et semblent même, à l’approche des examens, s’intensifier.

C’est que les élèves ne sont pas sûrs d’eux à cause du retard dans l’accomplissement des programmes et les parents veulent mettre toutes les chances du côté de leurs rejetons, même si les cours donnés coûtent les yeux de la tête ! ‘’C’est cher, disent les parents, mais sans ces cours, nos enfants seraient perdus. On ne leur apprend rien à l’école.  »

Et quand on leur fait remarquer que ceux ‘’qui ne leur apprennent » rien à l’école sont ceux là mêmes qui leur donnent des cours supplémentaires. ‘’Ici, on les paye, donc ils font mieux ». Inutile de dire qu’à l’école, ils sont également payés… Au fil des années, les enseignants sont parvenus à faire croire, aux élèves comme aux parents, que sans les cours privés, les élèves n’ont aucune chance de réussite.

On soupçonne même certains de donner des mauvaises notes à ceux qui ne vont pas prendre de cours chez eux. C’est en quelque sorte l’instauration d’un système d’enseignement privé au sein même de l’école publique qui, elle, est gratuite. Le ministère de l’Education nationale a dénoncé cette situation et a ‘’interdit » les cours complémentaires, en proposant de les remplacer par des cours de soutien, au sein des établissements…

Mais c’est prêcher dans le désert : le ‘’lobby » des cours supplémentaires est trop fort pour être abattu… Ou alors, le ministère trop faible pour l’abattre !

S. Aït Larba