Les pluies abondantes qui se sont abattues ces dernières 24 heures, ont complètement inondé la cité des 18 Logements de la ville de Boghni, dont les habitants commencent à s’inquiéter d’une éventuelle montée des eaux qui les empêchera de sortir de leurs appartements.
En effet, durant la journée d’hier, la cour et la rue jouxtant le groupe de logements s’est transformé en un véritable étang dans lequel flottaient un amas d’objets entraînés dans son courant, par le cours d’eau qui s’est constitué en suivant son parcours de jadis.
Car, faut-il le rappeler, avec l’urbanisation anarchique, l’oued traversant le quartier situé à côté du stade, a fait l’objet d’une déviation pour permettre aux particuliers de construire. Bien qu’un système d’évacuation des eaux pluviales ait été mis en œuvre, il s’est avéré par la suite que lorsque de forte précipitations surviennent, le phénomène des inondations se reproduit.
La ville de Boghni a vécu une véritable catastrophe en 2004 à tel point qu’il a fallu évacuer en urgence plusieurs familles dans des lieux plus sûrs. C’est ce scénario que redoutent les résidants des quartiers situés près de l’oued et d’autres en aval de la rue des frères Zamoum, lesquels, hier, nous ont fait part du danger qui les guettent, d’autant plus que leurs maisons sont sous la menace du torrent violent qui passent d’un côté à l’autre de la rue. Par ailleurs, en se déplaçant sur les lieux, nous avons constaté que les locaux de la BDL, de la BNA, de la CNAS et plusieurs commerces ont été submergés par les eaux. De plus, la route menant vers le CW128 est totalement coupée à la circulation pour permettre aux travailleurs de la commune d’effectuer des travaux consistant à dévier les flots d’eaux déferlantes vers les quartiers. Aussi, la présence en force des agents de la Protection civile a permis en outre d’extraire les débris et les divers objets entraînés par l’oued dans son cours. Pour le moment, aucun bilan n’a été rendu public sur les dégâts occasionnés par ces inondations, ce qui laisse supposer qu’aucun incident grave n’est à signaler.
Néanmoins, au vu de ce que nous avons constaté sur les lieux, il y a fort à croire que des cas de sinistrés seront révélés à travers la ville de Boghni.
M. Haddadi
