A cœur ouvert avec Mahfoud Fakir

Poète populaire, dramaturge, comédien, fervent animateur, bénévole, Mahfoud Fakir, que nous avons rencontré au niveau de la salle des fêtes « Djerah », ancienne salle de cinéma à Lakhdaria où il exerce comme animateur —, rémunéré par l’APC —, a bien voulu, à cœur ouvert, se confier à notre correspondant, sur la culture son combat quotidien, ses projets à Lakhdaria ou ailleurs.

D. D. K : D’entrée, je vous demanderai de bien vouloir vous présenter pour une meilleure connaissance de votre personne.

l « Je suis né à Guerrouma, une commune, dans le temps, isolée, un certain 17 mai 1958. Fils de paysan, et dés l’incarcération de mon père en 1959, mon grand-père, par crainte pour sa famille, nous ramena sur Lakhdaria.

Scolarisé jusqu’au secondaire à Lakhdaria j’ai rejoins les bancs de l’ITE à Tizi Ouzou où diplôme en main, j’ai enseigné durant cinq ans. En 1980, j’abandonne l’enseignement et m’exile à l’étranger, je suis partout : tout d’abord en Lybie, Tunisie puis l’Europe où j’assiste en spectateur les mouvements culturels, et ce sans y participer.

A 12 ans, alors que j’étais écolier, je fus choisi pour participer à une pièce de théâtre à Tizi Ouzou, ayant pour thème « la production » où nous avons décroché le premier prix. Remarqué par quelques éléments de la culture dans la région, qui préparaient le montage d’une pièce théâtrale « La bourgeoise », ils m’ont fait appel et depuis, j’ai ressenti en moi telle une lumière dans le domaine du poème populaire.

Qu’avez-écrit comme pièces théâtrales et où les avez-vous présentée ?

l Après une absence de quatre années, je me suis remis au travail et j’ai monté quatre pièces théâtrales en plus d’un duo et un monologue. Nous les avons présenté d’abord à Bouira puis au festival national du théâtre amateur de Mostaganem, et ce à deux reprises.

De quels sujets traitent vos pièces ?

l Dans l’ensemble, c’étaient soit des sujets politique ou social, soit des sujets d’actualité.

En plus du théâtre, vous êtes un poète reconnu

Oui, effectivement, j’ai à mon actif plusieurs centaines de poèmes traitant de tous les domaines de la vie : son bonheur, ses joies, le malheur, la maladie, la vie, la mort que je lis à toutes les occasions où je suis convié. Je prépare actuellement un recueil de poèmes que je compte imprimer.

Dans votre action, rencontrez-vous, aide et encouragements.

l Je n’attends rien, malgré les nombreuses promesses faites.

A mon avis, le poète, doit s’imposer réellement dans son domaine.

Votre dernier mot …

l Le poète a vraiment besoin d’un véritable espace de liberté où il pourra s’exprimer.

Ath Mouhoub