Depuis l’attentat meurtrier du 11 avril, les rumeurs les plus folles circulent. Mais la rumeur, il faut le dire fait aussi partie de l’action terroriste : faire peur aux gens, maintenir un état permanent d’agitation pour déstabiliser les institutions et le pays !
Oui, les algériens ont peur pour leurs vies et pour celles de leurs proches, ils ont peur aussi pour leurs biens, qu’il s’agisse des biens personnels ou des biens communs, tels que les écoles, les universités, les commissariats, mais la peur ne les tient pas au point de les paralyser, de leur enlever tout espoir !
Ils ont bien survécu à une décennie noire, remportant une victoire éclatante contre ceux qui voulaient briser le pays et le mettre à genoux. Ils n’ont pas abdiqué quand on on a tué les meilleurs de ses cadres, quand on faisait exploser dans les marchés, les écoles et les autres lieux publics, des bombes et des voitures piégées. Ils ont eu peur, ils ont tremblé mais ils ont continué à vivre.
La plus grande des victoires sur le terrorisme, c’est justement de continuer à vivre et à combattre. La plus grande défaite devant lui, c’est de perdre l’epoir de l’emporter, de se terrer dans sa peur… et les algériens interrogés par les médias, aussi bien nationaux qu’étrangers l’ont réitéré : ils ne baisseront pas les bras devant le terrorisme, ils continueront à vivre, à travailler, à étudier, à écrire, à jouer de la musique ou à faire du sport.
Comme ils l’ont toujours fait… C’est là une victoire sur la peur, une victoire sur le terrorisme. No pasaran, disaient les anti-fasciste espagnols des années trente. Le terrorisme non plus ne passera pas !
S. Aït Larba
