Une famille dans la gadoue

l Le calvaire de madame A. L. et sa famille, habitant le lotissement Mitidj-Gare, situé au quartier Guendouza dure depuis de longues années. Son habitation est sujette à des inondations récurrentes, au rythme des précipitations pluviales. La situation se gâte à mesure que de nouvelles bâtisses s’érigent dans les environs immédiats. Pour paradoxal qu’il soit, le péché véniel de Mme A. L. est de s’être strictement tenue dans la construction de sa maison aux normes urbaines, ce qui est en revanche, loin d’être le cas de bien d’autres riverains.

Lors de notre virée sur les lieux, nous avons constaté, à notre désolante surprise, qu’il a été fait abstraction de certains assujettissements grevant ce genre de lotissements (trottoirs excessivement surélevés, réseau d’évacuation d’eau inexistants… ). « Ma maison est mise en péril à l’arrivée de chaque hiver. Elle se retrouve inondée de 30 cm d’eau, rendant impossible tout accès chez moi. Ces inondations répétées chaque année ont entraîné la destruction de ma clôture et m’ont obligé à faire à mes frais les travaux de drainage de la voirie de manière provisoire, vu les moyens dont je dispose », écrit Mme A. L. dans une correspondance au chef de daïra d’Akbou, avec copies à toutes les autres instances concernées.

Curieusement, l’intervention des services techniques près d’une année plus tard, au lieu d’extirper cette famille de la gadoue, l’y ont enfoncé davantage. « Les travaux entrepris pour canaliser soit-disant les eaux pluviales ont été réalisés dans l’anarchie. La situation est devenue beaucoup plus alarmante qu’avant », s’insurge-t-elle dans une autre requête restée, hélas, lettre morte. D’autres lettres ont été adressées à qui de droit par cette mère de famille dans un hypothétique espoir de trouver une oreille attentive mais toujours sans retour d’écoute.

N. M.