Le vingt-septième anniversaire du Printemps berbère est au rendez-vous. Comme à l’accoutumée, toute la Kabylie se mobilise pour commémorer cette journée mémorable ô combien chère à tout ce peuple qui a enduré les affres de l’exclusion et de la négation. Maintenant que la revendication a accédé au stade de sa reconnaissance constitutionnelle, son introduction dans le système éducatif et son usage dans la communication, la commémoration également a changé de stratégie. Après les appels à la grève et autres marches que le Mouvement Culturel Berbère organisait à chaque 20 Avril, le peuple kabyle fait maintenant de cette date-phare une journée de fête.
Au niveau des établissements scolaires, on y organise des conférences et des compétitions sportives. Les centres culturels ouvrent leurs portes aux associations pour différentes activités : expositions, défilés de mode et autres rencontres scientifiques. Bref, le deuil a laissé la place à la joie, tout en restant vigilants à poursuivre le combat jusqu’à l’officialisation de cette langue.
C’est pour cela justement et c’est dans cette même optique que le comité de quartier d’Imellahen, dans la commune d’El-Adjiba a préféré célébrer cet événement.
En effet, ces citoyens se sont alors entendus sur l’organisation d’une Timechret, laquelle action marquera l’évènement d’une empreinte toute particulière. Dix-neuf millions de centimes ont été collectés pour la circonstance pour en faire 185 parts. Les organisateurs de cette action n’ont pas omis d’associer les quelques foyers de nécessiteux et leur offrir gracieusement leurs parts.
Pour les habitants de ce quartier, qui viennent d’innover dans ce mode de commémoration, ils feront de ce vendredi 20 avril une journée festive où l’on joint l’utile à l’agréable.
M. Smaïl
