l « Certains ont passé du temps à se gargariser d’attaques contre le DRS avant de rentrer, comme si de rien n’était, dans les rangs ». La campagne de boycottage du FFS est lancé, depuis jeudi, à Béjaïa où son tout nouveau premier secrétaire a animé un meeting populaire à la Maison de la culture. Le RCD, qui participe officiellement aux joutes du 17 mai prochain, a été la cible la plus claire de M. Karim Tabou qui lui reproche une « douteuse inconséquence ».
Sans le citer nommément, l’intervenant a multiplié les piques assassines à l’endroit de l’autre « parti kabyle ». « Certains acceptent le plateau de l’ENTV sans même piper un traître mot sur les temps de sevrage télévisuel imposé par le pouvoir », s’étonne le n°2 du FFS. « Nous sommes pour notre part un parti attaché à ses principes et non des gérants d’intérêts personnels », tonne-t-il sous les applaudissements d’une assistance appréciable. « Nous ne sommes pas pressés d’aller manger ! » dispose encore l’orateur.
A demi-mot, il laissera entendre que le « frère-ennemi » se serait inscrit dans une logique de partage des quotas électoraux. « Nous avons beaucoup plus de possibilités de négocier des quotas avec le pouvoir car nous sommes beaucoup plus crédibles », estime-t-il. Mais le FFS n’a pas vraiment décidé de « boycotter » les élections du 17 mai, il n’aura fait que « suivre le peuple qui rejette cette nouvelle mascarade », dixit Karim Tabou.
B. B.
