La RN 71 coupée à la circulation

En raison d’un éboulement qui a obstrué la chaussée en contrebas du village d’Aït Ailem, les usagers de la route nationale n°71 ont été contraints, durant toute la matinée de mercredi, à un long détour pour pouvoir rallier Souk El Had, dans la commune d’Akbil, toute proche. Ce glissement de terrain a eu lieu aux environs de trois heures du matin d’après les habitants d’Aït Ailem dont les maisons se trouvent à quelques mètres de là. « Nous avons entendu un grand bruit dont on ignorait l’origine sur le moment. Ce n’est qu’au matin qu’on a découvert ces tonnes de terre et de pierres qui s’étaient abattues sur la route ».

Dès huit heures, les services des travaux publics ont dépêché sur les lieux des engins de déblaiements pour rétablir la circulation, a-t-on constaté sur place. Devant l’ampleur de l’éboulement, les automobilistes ont compris que les travaux allaient durer longtemps.

En conséquence, ils ne pouvaient que rebrousser chemin, alors qu’ils étaient déjà à mi-chemin d’Aïn El Hammam et de Oued El Djemaâ, deux localités distantes de 10 km. C’est, en effet, à partir de ces agglomérations que les véhicules bloqués des deux côtés pouvaient contourner l’éboulement, en empruntant le chemin d’Aït Laâziz et traverser la commune d’Abi Youcef pour, enfin, rejoindre la route nationale 71.

Ce n’est que vers quatorze heures que la circulation a été rétablie sur cette route qui représente le point noir du réseau routier de la région. Souvent coupée par des éboulements, cette portion de la RN 71 allant de Aïn El Hammam jusqu’à Béni Yenni, est dans un état tel, qu’elle nécessite un élargissement et surtout un bitumage de toute urgence. Les dernières intempéries ont accentué le mauvais état de cette voie, pourtant classée route nationale depuis longtemps. La chaussée menace de s’affaisser sur le bas-côté en plusieurs endroits. C’est, le cas d’ailleurs à Akkar, sur la route d’Aït Ailem ou encore du côté d’Aït Laâziz, des tronçons où les voyageurs doivent être vigilants.

Nacer B.