Le Centre culturel de la ville a abrité deux journées d’animation à l’occasion de la célébration du 27e anniversaire du 20 Avril. Dans le hall d’entrée, une exposition, à partir d’articles de presse, retrace les péripéties de la révolte d’avril 80 qui a démarré avec l’empêchement de la conférence que devait donner feu Mouloud Mammeri.
Plusieurs éclairages sont donnés sur cet homme dont le combat identitaire a été constamment nourri par la connaissance, fruit de ses propres recherches ethnographiques et linguistiques sur le patrimoine amazigh. Une autre figure, feu Ahcène Mezani, grand chanteur d’Aguemoune, mort dans la détresse matérielle, est décrite dans un article émouvant. Ce chanteur, dont les meilleurs artistes de son époque ont reconnu la valeur, a été à son corps défendant, le parfait exemple d’une certaine vanité de l’art à changer la condition de son créateur. La seule consolation vient du nom qui est donné à titre posthume au Centre culturel de la ville, gloire qu’il n’a même pas pu savourer de son vivant.
Deux pièces de théâtre ont été jouées par la troupe Thiregwa, ayant pour titre « Ajewaq » et « la justice ». Le programme comporte aussi de la poésie et de la flûte traversière.
La journée du vendredi a été consacrée à la réflexion à la faveur d’une conférence donnée par
M. Lounis Hocine, suivie de Lila Hadj Arab dont l’intervention sera axée sur la participation de la femme dans les luttes identitaires. L’occasion sera donnée aux conférenciers d’apprécier le parcours et les étapes restantes de la cause amazigh, l’appréciation des acquis somme toute indéniables.
Plusieurs autres manifestations ont eu lieu à travers des écoles et les associations culturelles villageoises. Le 20 avril aura été cette occasion de faire une halte joyeuse dans le rythme scolaire et se souvenir du combat de la génération des 22.
Amarouche M.
