Avec la fin de l’économie dirigée et l’adoption de l’économie de marché, l’Algérie ne peut que s’ouvrir sur le monde. Le marché national, jadis traversé par de pénuries régulières dans le domaine des produits de grande consommation, regorge aujourd’hui de marchandises de toutes sortes.
Il suffit de faire un tour dans un commerce pour s’en rendre compte : les aliments comme la lessive ou les détergents, la confiserie comme les pâtes, sont disponibles, et en grandes quantité.
Alors qu’il y a quelques décennies, on faisait la queue pour acheter un morceau de savon, un bidon d’huile ou une boite de tomates en conserve, fabriquées par les seules usines d’Etat, aujourd’hui le client a l’embarras du choix !
Des dizaines d’entreprises ont surgi, fabriquant toutes sortes de biens de consommation… en plus de ces biens, le marché s’est vu inonder de produits étrangers : tous ces chocolats, ces bonbons, ces savons, ces détergents et autres poudres que les Algériens ne voyaient que dans les publicités des chaînes de télévision étrangères, ou que l’on achetait au marché parallèle, au prix le plus fort, sont devenus communs.
Jusqu’aux voitures, disponibles dans toutes les marques… C’est bon, c’est bien, pour reprendre le slogan d’une publicité célèbre.
Mais la médaille a son revers : aujourd’hui le marché est saturé, les produits étrangers éclipsent les produits nationaux, voire menacent la production nationale.
Il ne s’agit pas de fermer les frontières mais de songer, aujourd’hui, à mieux protéger l’économie nationale…
S. Aït Larba
