Célébration « Deux en un » : Journée du savoir et Printemps berbère

Le CEM Arezki Boudjamaâ d’Adekar a vécu mercredi dernier une journée inhabituelle. L’espace d’une demi-journée, il s’est transformé en arène où des élèves de classes 4 AM des quatre CEM de la daïra (Adekar, Taourirt-Ighil, Tazrout, Beni K’sila) plus un CEM d’Amizour se sont donné rendez-vous pour se mesurer « aimablement » dans le domaine cognitif avant l’épreuve du BEM.

A midi, des essaims d’écoliers commençaient à affluer vers le lieu du rendez-vous. L’accès de l’établissement était vigoureusement contrôlé, les dizaines de lycéens et autres adolescents venus des villages avoisinants seront refoulés, néanmoins les plus malins d’entre eux réussiront à suivre le déroulement des festivités soit en se perchant sur le mur d’enceinte de l’école ou accrochés aux poteaux électriques plantés dans les environs, spectacle qui à lui seul nous renseigne sur la nécessité de ce genre d’activité pour notre population juvénile.

La cour de l’école où s’est déroulé cet inter-CEM est boudée de monde, plusieurs suivront debout, serrés les contre les autres, la prestation des élèves et de professeurs.

En sus des exercices didactiques auxquels se sont sérieusement livrés les élèves, un programme de festivités riche et varié a été concocté pour l’occasion. Et c’est ainsi que la tension quelque peu lourde créée par les questions posées est vite balayée par une chanson, une blague ou un sketch.

Dans ce cadre, la troupe théâtrale de Taourirt-Ighil qui a interprété superbement une « pièce » dédiée aux victimes du Printemps noir, a été chaleureusement applaudie par l’assistance. Le pari lancé par les organisateurs est, en tout cas, réussi. Bensalem El Mekki, un des organisateurs, nous dira à ce sujet : « L’organisation a été extra, les organisateurs ainsi que les élèves et les invités se sont montrés à la hauteur de l’événement. Tout le monde a trouvé son compte, on aimerait bien que ce genre de manifestation se tienne au moins deux fois par an! »

Un autre enseignant s’est dit très impressionné par ce qu’il va vu. « C’est impressionnant ! Il suffit seulement d’encadrer les élèves pour qu’ils fassent des choses merveilleuses, on doit intensifier les activités culturelles dans nos écoles ».

C’est le CEM Djebla (Bni S’kila) qui s’est placé premier, mais comme l’a signalé le directeur du CEM Adekar dans son allocution d’ouverture, l’important dans cette rencontre n’est pas de monter sur le podium mais d’instaurer de saines habitudes dans le milieu scolaire, en permettant aux élèves de diverses régions de se rencontrer, en créant dans nos écoles une atmosphère propice à l’émulation et à la soif de savoir… Ce qui fait que tous les participants se sont vues gratifiés de modestes cadeaux d’encouragement.

Le Printemps berbère, Mouloud Feraoun, Ibn Badis… et bien d’autres choses ont résonné dans le ciel gris d’Adekar en ce mercredi, en créant passion, respect et curiosité. Ces écoles doivent « récidiver » pour qu’elles soient « accusées d’abus de savoir ».

Boualem B.