Travailleurs non assurés

Selon une enquête publiée par l’ONS, l’Office national des statistiques, au début du mois d’avril, près de la moitié des travailleurs algériens ne sont pas assurés.

Certes, ce chiffre, qui paraît très élevé, a été contesté par le ministère du Travail qui avance le chiffre de moins 30% mais une chose est sûre : c’est que le nombre de travailleurs ne disposant pas de couverture sociale est élevé. Ils appartiennent à tous les corps de métier : agriculteurs, ouvriers, artisans et même membres de professions libérales, certaines professions, comme le bâtiment, battant le record des non assurés. Des entrepreneurs ne recrutent même que des temporaires, sans aucune assurance ! La réglementation qui régit le monde du travail est pourtant stricte : tout travailleur doit être non seulement déclaré mais aussi assuré et il appartient aux inspecteurs du travail de débusquer les contrevenants et de les pénaliser. C’est la précarité de l’emploi qui explique ce phénomène. Un travailleur renonce à l’assurance si son employeur l’exige.

Il connaît les risques auxquels il s’expose, en travaillant sans assurance : absence d’ndemnité en cas d’accident de travail ou de décès, pas de couverture médicales ni d’allocations familiales. Mais il n’a pas le choix : c’est cela ou le chômage ! et certains sont prêts à renoncer à tout pourvu qu’il aient un travail rémunéré qui leur permette de vivre et de faire vivre leurs proches ! Il est temps de remettre les pendules à l’heure et de faire respecter la législation. Il y va de l’intérêt de l’économie nationale et des travailleurs !

S. Aït Larba