Un mur de soutènement…suspendu

l Au point du démarrage du projet dit « modernisation » de la RN 30, soit à quelque cent mètres à la sortie nord de la ville de M’chedallah, l’élargissement de cette route en cet endroit pose problème sur une distance d’environ 800 mètres car traversant une colline aux flancs abruptes en plein milieu, le côté étant une falaise, celui bas en précipice. Pour élargir ce tronçon, les services techniques chargés de l’étude du projet ont opté pour l’aménagement d’un mur de soutènement dont la base est le milieu de ce précipice, c’est un mur en quelque sorte suspendu à quelque 60 m au-dessus du lit du ravin (une réplique des jardins de Babylone en miniature ! ), est-ce réellement la bonne solution ? s’interroge tout citoyen qui emprunte cette route, combien de temps tiendrait ce mur construit sur la terre meuble, un sol en perpétuel mouvement ? Alors qu’on aurait pu gagner ces quelque deux mètres en « grattant » du côté supérieur, sur la falaise, ce qui aurait permis d’obtenir une falaise moins abrupte en lui donnant la forme d’une pente douce et réduire en même le risque de chute de pierres, comme l’a si bien réussi l’entreprise réalisatrice en plusieurs endroits un peu plus haut dans la montagne (sur ce même tronçon) et ensuite éviter de construire dans le… vide. Le risque de voir ce mur glisser à tout moment en entraînant la route avec, s’explique par un phénomène qui s’est produit dans un passé récent juste en face de cet ouvrage de l’autre côté du ravin où d’effroyables cratères ont apparus doublés de glissements de terrains. Cette manifestation géologique d’une ampleur assez exceptionnelle a contraint les autorités locales à évacuer de nombreuses familles de ce lieutdit « Aâriche bouchène » un phénomène naturel qui ne semble pas inquiéter les services techniques chargés du suivi des travaux de ce projet où logiquement il doit être fait appel à des géologues pour se prononcer sur la « faisabilité ou non de ce mur ».

Omar Soualah