Le salon du livre pour enfants d’Alger a montré, une fois de plus, que les maisons d’Editions spécialisées dans le livre pour les enfants et les jeunes se comptent sur le bout des doigts.
Quant aux livres algériens pour enfants, ils ne rempliraient pas un rayon de bibliothèque ! La place est ainsi laissée au livre étranger qui comble le vide : contes, récits, ouvrages récréatifs et distractifs, ouvrages parascolaires viennent du Moyen Orient et de l’Europe ! Et pourtant, ce n’est ni le public ni la demande qui manque. Il est vrai que beaucoup d’enfants ne lisent pas mais il y en a aussi, traditions familiales obligent, qui lisent et qui ne trouvent pas les livres qui cherchent.
Des jeunes entrent souvent dans des librairies pour demander tel ouvrage que leur professeur leur a indiqué, généralement pour un exposé, mais retournent bredouilles : le livre n’est pas disponible ! Des bibliothèques existent au niveau de beaucoup d’établissement scolaires mais leur stock est généralement vieilli : les publications récentes se comptent sur le bout des doigts !
Les livres importés, disent les responsables, coûtent chers et les budgets alloués aux bibliothèques sont très réduits. Mais alors, pourquoi ne publie-t-on pas en Algérie ? Les éditeurs répondent que les livres pour enfants sont de beaux livres et que leur réalisation revient très cher.
Les livres se vendent mal et on n’amortit pas les coûts.
Alors, on se retourne vers les livres moins onéreux… La solution ? subventionner le livre pour enfants ! Mais qui s’intéresse aux enfants ?
S. Aït Laraba
