Un projet compromis

Décidément, le projet de réalisation d’un lycée au niveau de la commune d’Ath Mansour relevant de la daïra de M’chedallah, est qui est accordé depuis l’année dernière pour une enveloppe financière estimée à 14 millions de DA, semble renvoyé aux calendes grecques, apprend-on de sources proches de l’APC.

Les mêmes sources affirment que la cause principale de ce blocage demeure liée à l’absence de terrain d’assiette qui doit recevoir ce projet tant prometteur. Etant donné que cette localité ne dispose d’aucun terrain domanial et qu’elle est constituée pour la totalité de son territoire de propriétés privées, les autorités locales ne trouvent point de solution autre que celle d’attendre une éventuelle subvention de l’Etat allant dans le sens du rachat d’un terrain qui puisse recevoir cette réalisation.

L’adjoint au maire, M. Hassan Amirouche, que nous avons interrogé à ce propos, ne nous a pas caché son désarroi lui qui se dit dans l’impossibilité d’agir dans une situation où « l’APC est acculée à gérer la misère, d’autant qu’elle ne dispose d’aucun moyen lui permettant d’agir en conséquence pour pouvoir réaliser un sursaut pour le développement de la localité ». Sur sa lancée, il dira « aucun projet ne pourra être réalisé au niveau de notre commune, car en l’absence de soutien de l’Etat, la municipalité ne pourra se permettre de dégager des parcelles de terrain, étant souvent dans un déficit financier accablant ».

Ainsi, notre interlocuteur cite d’autres projets déjà prévus à la réalisation, mais qui demeurent dans l’attente de voir le jour pour la même et unique raison d’absence d’assiette foncière. C’est le cas entre autres du centre de soins, du siège de l’APC et la bibliothèque municipale. Il dira en outre que le seul projet réalisé demeure celui de l’école primaire qui s’est fait non sans difficultés puisque l’on a été dans l’obligation de déplacer cette infrastructure à deux kilomètres du lieu prévu initialement et qui ne revêt pas pour autant les commodités nécessaires.

L. K.