l Il n’échappe à personne que quel que soit le motif avancé pour refuser d’installer des ralentisseurs dans certains quartiers, les citoyens sont confrontés quotidiennement à des chauffards. Les habitants du quartier dit Malakoff ont finalement obtenu gain de cause, à savoir l’emplacement de « dos d’âne ». Deux mois durant, les conducteurs ont souffert le calvaire devant les deux tranchées creusées à ce niveau. « Nous n’avons pas voulu pénaliser les chauffeurs respectables, mais nous voulions attirer l’attention des autorités que nos enfants sont en danger de mort », nous a déclaré au lendemain de la réalisation des deux ralentisseurs un habitant du quartier précité. Et d’ajouter : « Cette route est fréquentée non seulement par les habitants du quartier, mais beaucoup plus par les élèves de l’école Tellache et frères Tellache, les collégiens du CEM Harchaoui ainsi que les lycéens de Ali-Mellah. Nous avons vu des chauffards roulant à plus de 80 km à l’heure. Avec ces ralentisseurs, ils doivent ralentir sinon ils y laisseront soit un amortisseur soit un cardan ». Si au niveau de ce quartier, le danger est permanent, il faut rappeler que le quartier de l’Abattoir situé sur la RN 68 est lui aussi dans une situation des plus dangereuses. Dernièrement, une enseignante du technicum a été percutée par un véhicule le choc était tellement violent qu’elle est restée plongée dans le coma durant plusieurs jours.
Quelque temps après, c’est une autre personne qui a été aussi renversée par une voiture. Le nombre d’accidents sur ce tronçon de la RN 68 augmente tragiquement depuis le décès d’une petite fille, il y a de cela quelques années. Va-t-on enfin installer des ralentisseurs à ce niveau ? Une chose est sûre : il faudrait pénaliser davantage toutes ces personnes, causes de malheurs à cause de leur non-respect du code de la route. Quitte à leur retirer définitivement leurs permis de conduire. Ces chauffards sont devenus « de véritables terroristes routiers ». La sonnette d’alarme est tirée. Sinon, les ralentisseurs pousseront comme des champignons en dépit de tout.
Omar Ouramdane
