Un métier qui agonise

Un pan important de la population active puisait ses revenus du créneau de la fabrication de la chaussure, une importante dynamique s’était créée générant l’inter-dépendance de plusieurs secteurs économiques.

Cela va des peaux des bovins abattus dans les abattoirs et que les tanneurs récupèraient et transformaient en matière première après les indispensables traitements, et qui finissaient enfin, chez l’artisan-fabricant pour en faire de magnifiques chaussures.

Métier artisanal longtemps considéré comme « chasse gardée » par les localités d’Aomar Béni Amrane et Oued Ksari, dont le savoir-faire les a hissé au rang de maîtres incontestés dans la cordonnerie.

Mais l’entrée en force des produits importés à bas prix a asséné un coup de massue aux fabriques de la région, enregistrant des compressions d’effectifs par ci et des fermetures définitives par là.

Après cette regrettable expérience, ce grand réservoir d’artisans appréhende d’entreprendre des démarches auprès de l’ANSEJ et la CNAC, lesquelles dans leurs nomenclatures des métiers, ont pourtant retenu ce créneau d’activité. Ils redoutent que ne se réédite un nouvel échec, constatant la concurrence déloyale instaurée sur le marché où la production chinoise défie le produit local, qualitativement et quantitativement.

A. Chérif