Depuis et avant même l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Elysée, les violences se sont multipliées à travers les villes françaises, notamment les banlieues. Pas moins de 30 policiers ont été blessés, 367 voitures brûlées rien qu’à Paris, et 270 manifestants arrêtés. Tel est le bilan provisoire des affrontements qui rappellent ceux vécus dans les banlieues françaises en novembre 2005, époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur.
Images de vitrines brisées rue de la Roquette et place Léon Blum à Paris dans le 11ème arrondissement pour protester contre l’élection de Nicolas Sarkozy. Vingt personnes soupçonnées d’avoir participé à une manifestation anti-Sarkozy qui a dégénéré, le 7 mai à Paris, en affrontements avec la police, Place de la Bastille et alentours, étaient en garde à vue. Selon la préfecture, au cours de cette manifestation un policier a été blessé, dix véhicules ont été incendiés, deux magasins ont été pillés et 17 vitrines cassées.
A Paris, 300 à 400 étudiants anti-Sarkozy se sont réunis dimanche, en début de soirée Place de la Bastille. Une manifestation dispersée par les forces de l’ordre qui ont procédé à des arrestations massives. Mais quelques heures plus tard quelques centaines de jeunes ont réinvesti les lieux, déterminés à bloquer la circulation… Violences cette nuit aussi à Nantes, Caen, Rennes ou encore Lyon où des centaines de manifestants, pour la plupart des militants anarchistes ou d’extrême gauche s’étaient regroupés. Mais c’est avant-hier dès l’annonce du résultat de l’élection, que les incidents ont commencé, sur tout le territoire français. Au total, 730 voitures et un nombre incalculable de poubelles ont été incendiées.
François Hollande, le Premier secrétaire du Parti Socialiste, a appelé les jeunes à cesser les violences et à s’exprimer grâce à leur bulletin de vote pour les législatives du 10 juin. « J’avais lancé dès dimanche soir un appel à la responsabilité et au calme. Nous sommes dans une République, le suffrage universel est la seule loi que nous connaissons », a déclaré le Premier secrétaire du Parti Socialiste.
Y. M.
