Réalisé au milieu des années 80, le centre de santé d’Aït Yahia Moussa rend de grands services aux citoyens de cette commune dont la couverture sanitaire n’est assurée que par cette infrastructure. Effectivement, n’était cette dernière, cette population souffrirait encore plus. En dépit du manque de personnel, celui qui est en place est disponible même les après-midi. Cette fois, nous commençons tout d’abord par signaler cette restauration. De l’extérieur, cette infrastructure sanitaire est entièrement repeinte en vert. Dans une virée, à l’intérieur, il nous a été donné de voir ces travaux qui y sont effectués : la faïence recouvre la moitié des murs. Cependant ce qui réjouirait encore les usagers de ce service est la transformation réalisée à l’intérieur. Ainsi, selon une source proche du service, nous avons appris que dorénavant les deux médecins du centre vont assurer deux consultations par jour car une autre salle de consultations est aménagée à cet effet. Il y a lieu de souligner qu’un médecin assure par jour jusqu’à 80 consultations. Aussi, les deux médecins se partageront la tâche. Au niveau de ce centre, les extractions dentaires sont assurées. Une autre nouvelle sera, elle aussi, bien accueillie : la radiographie va prochainement fonctionner après plusieurs années à l’arrêt. Comme nous l’avions souligné auparavant, ce centre manque de personnel. En plus des deux médecins, seuls trois agents para médicaux y travaillent. Juste à côté, se trouve la maternité rurale. Celle-ci fonctionne tant bien que mal. Quatre sages-femmes accueillent les futures mamans. « Les patientes vont beaucoup plus à l’hôpital, car là-bas, elles sont sûres qu’elles seront prises en charge mieux qu’ici », nous a expliqué notre source. En tous cas, il faudrait dire, qu’au niveau de cette commune, malgré le dévouement du personnel du centre de santé, la couverture médicale est insuffisante quand on sait que cette municipalité est surpeuplée, plus de vingt cinq mille habitants ! Il est attendu de programmer un mini hôpital d’au moins pour soixante lits pour cette région qui a payé un lourd tribut durant la guerre de libération nationale.
Amar Ouramdane
