Des habitations menacées par les crues des oueds

Rassurés par les trois décennies passées durant lesquelles n’a été enregistré qu’un taux faible de pluviométrie, des citoyens de la localité Thamourth Ouzamour ont érigé des constructions à proximité d’un ruisseau rejoignant d’autres oueds dont le nombre dépasse une dizaine et se transforme ainsi en un « grand collecteur naturel » des eaux de pluie et de plusieurs sources naturelles. Plus il avance en aval, plus il prend du volume et devient un véritable danger pour plusieurs habitations trop proches des berges, plus particulièrement celles du lieudit Ighzer N’sed. La menace, qui pèse sur ce groupe d’habitations, n’est pas seulement le risque d’inondations suite aux précipitations diluviennes de ces derniers mois mais, beaucoup plus grave, c’est l’effondrement qui les guettent à tout moment et cela en raison de la qualité du sol, composé de terre meuble et la force du cours d’eau où la gravitation du terrain est assez accentuée donnant une forte pression aux crues qui grignotent sur la surface qui sépare le ravin de maisons dont certaines ne sont plus qu’à cinq (5) mètres à peine.

La menace devient réelle lorsque les eaux en furie attaquent les fondations de ces maisons. Des citoyens riverains de cet oued racontent qu’ils passent des nuits blanches à chaque averse de pluie et montent la garde à tour de rôle pour surveiller le niveau et le mouvement de la montée des eaux.

Ces citoyens vivent dans l’angoisse et paniquent au moindre bruit craignant le pire pour leurs familles. Heureusement que les buissons de bruyère diminuent sensiblement la force des eaux sinon l’irréparable se serait déjà produit.

En attendant que des solutions efficaces et surtout rapides soient trouvées, la hantise d’une probable catastrophe perturbe les habitants de Thamourth Ouzamour.

O. S.