« Ce qui s’est passé était prémédité »

Les joueurs de la JSK n’oublieront pas de sitôt le cauchemar qu’ils avaient vécu jeudi après-midi au stade de Tlemcen. « De toute ma carrière de président et avec plus d’une centaine de matchs au niveau de l’Afrique, y compris les pays les plus reculés, je n’ai jamais vécu une telle situation que ce qu’on a subi ce jeudi à Tlemcen », fulmine le présent de la JSK, Moh Chérif Hannachi qui, lors de son intervention hier matin sur les ondes de la Chaîne II, a jeté un véritable pavé dans la mare. « Ce qui s’est passé lors de ce match a été prémédité. Je savais que quelque chose se tramait contre mon équipe et c’est pour cette raison d’ailleurs que nous avions préféré séjourner à Aïn Temouchent avant le match », a-t-il déclarée outré par le comportement de certains joueurs et surtout de l’arbitre qui, à ses yeux, avait tout fait pour avantager les locaux. « C’est vrai que le match était très important surtout pour le WAT qui jouait sous pression, mais l’arbitre aurait pu éviter tout ce qui s’est passé, s’il avait été à la hauteur. L’arbitre nous a complètement lésés. Vous vous imaginez qu’il a brandi le carton rouge à Hemani alors que ce joueur a été agressé par le défenseur du WAT ! »

L’entraîneur Aït Djoudi a également regretté ce qui s’est passé lors de ce match où plusieurs éléments de son équipe ont été agressés durant et après le match à l’image de Hemani, Yacef et surtout le capitaine Zafour qui a fini le match avec un bandeau à la tête. « Nous avons de très bonnes relations avec le WAT et si l’équipe nous a battus à la régulière, je serais le premier à l’applaudir. Malheureusement, c’est l’arbitre qui a tout fait pour les aider à marquer. On dirait qu’on a joué contre douze joueurs tellement l’arbitre a officié à sens unique », confie le coach kabyle à la fin du match joué dans un climat hostile. Les joueurs de la JSK n’ont pas cessé de faire l’objet d’agression et d’intimidation de la part des supporters qui les ont bombardé de projectiles dès leurs apparition sur le terrain. Des scènes reproduites au coup de sifflet final, où les Canaris ont trouvé d’énormes dificultés pour regagner les vestiaires. Espérons que la Ligue nationale réagisse !

A. C.