Dans le sillage de la campagne électorale pour les législatives, les cadres politiques de l’alliance ANR-UDR à Tizi-Ouzou continuent de privilégier le contact de proximité avec les citoyens. C’est ainsi que Malek Lachi, membre de la direction nationale de l’UDR, et Salah Hacène, fédéral du parti d’Amara Benyounès à Tizi-Ouzou, ont animé une conférence-débat à la salle « Eglyse » d’Azazga devant une foule nombreuse, où la présence de marque d’anciens maquisards et de fils de chahids a donné un cachet atypique à la manifestation. Dans son intervention assez étoffée Lachi a mis l’accent sur l’alliance en construction entre l’UDR-l’ANR et le MDS, pour laquelle un explicatif de la partie stratégique est livré à l’assistance.
En ce sens que M. Lachi trouve que la classe démocratique durant la dernière décennie, a failli au regroupement tant attendu par les citoyens. Le pôle républicain en question, qui reste amplement ouvert à toutes les forces de progrès, constitue une réponse partielle à la demande populaire et cadre convenablement avec l’exigence historique de l’Algérie. Il affirme que les chances d’aboutissement de ce projet sont importantes, pour l’unique raison que la culture du zaïmisme qui a gangréné les initiatives antérieures, est irrémédiablement bannie. Enchaînant, M. Lachi aborde l’état des lieux de la région, en accordant un intérêt particulier au chapitre insécurité, devenu un véritable facteur de blocage pour tout décollage économique. Il cite par ailleurs les récurrentes opérations de kidnapping ciblant des opérateurs économiques, et renseigne sur l’instabilité et la peur d’investir.
Comme le banditisme à petite et grande échelle est assimilé par M. Lachi à un effet direct de la panne de développement de la région. Région qu’il n’a pas cessé de présenter comme champ de bataille pour des règlements de comptes de cercles occultes, ne cherchant qu’à la radicaliser dans ses positions au détriment de sa part de développement.
Il cite, par ailleurs, l’essor enregistré en un temps record par la région de Bordj Bou Arreridj.
Revenant à la charge sur les élections prochaines, l’orateur récuse la politique du tout ou rien et s’avance sur celle du possible, qui reste l’alternative salvatrice et pacifique de participer ou de prendre le pouvoir.
Mettant aussi l’index sur la nécessité et l’urgence d’injecter des projets économiques au bénéfice de la région, où le taux de chômage a atteint des limites inadmissibles.
Lui emboîtant le pas, Salah Hacène dans son intervention a donné la priorité pour situer la contradiction principale de la crise, à l’affrontement de deux courants politiques, les démocrates républicains et les islamo-conservateurs. Il cite, par ailleurs, que l’alliance républicaine en construction, première dans l’histoire du pays depuis 1989, est l’initiative salutaire qui irait au-delà des élections du 17 mai. Il déplore par ailleurs le débat politique en cours dans la région aux conséquences incalculables, où l’invective, l’insulte, la diffamation, la calomnie, sont érigées en monnaie courante. Abordant le développement de la région, Salah Hacène, propose de fonctionner en démocratie participative qui consacrera la transparence dans la gestion des affaires de la cité. Sur ce volet, le rôle de l’élu est explicite dans son essence surtout en élargissant ses prérogatives par l’impérieuse nécessité d’une réforme des codes communal et wilayal. Comme le fédéral de l’UDR a tenu à déplorer l’économie de rideaux et de fourgons, pour encourager la petite et moyenne entreprise relevant d’un investissement productif, tout en situant les deux ennemis de la région, en l’occurrence le sous-développement et son corollaire, l’insécurité grandissante.
Il cite, par ailleurs, la vocation principale et étayant son propos sur les 80 km de côte dont dispose la région et sa nature montagneuse, qui offrent des possibilités pour un tourisme à même d’être une source de développement, de création de richesse et pourvoyeuse d’emploi. La conférence s’est terminée après un riche et fructueux débat, où l’assistance s’est montrée très réceptive au discours et où l’appel à un vote massif est réitéré par les conférenciers.
Khaled Zahem
