Les résultats des élections législatives du 17 mai continuent de susciter la désapprobation des uns et des autres. Cette fois-ci, c’est au tour des candidats de la liste des indépendants numéro II à la wilaya de Tizi Ouzou de donner leur lecture des résultats donnés par l’administration.
Dans une déclaration rendue publique hier, signée par Mohand Iguetoulène, candidat malheureux aux élections législatives, ils considèrent que « l’espoir suscité au sein des citoyens de Kabylie par les élections législatives quant à un début de changement démocratique », a été, selon ses dires, entamé par « les nombreuses pratiques antidémocratiques et déloyales avérées ». Sur un autre volet, le nombre fort élevé de bureaux et centres de vote à l’échelle de la wilaya de Tizi Ouzou prouve cette volonté de faire perdurer ces pratiques antidémocratiques, estime l’ex-délégué de la CADC.
Par ailleurs, le signataire de la déclaration considère que les promesses d’un vote honnête, annoncées publiquement par les autorités en charge du scrutin, « ont été encore une fois démenties par les multiples anomalies, irrégularités ayant caractérisé la campagne électorale ». Plus loin encore, Mohand Iguetoulène estime que le vote « s’est déroulé dans une machination globale », qui a abouti « à un hold-up au profit des partis au pouvoir ou connus pour leur inguérissable soumission au système en place », lâche-t-il. Après avoir dit que les résultats ne reflètent pas le choix des électeurs, le candidat indépendant de Tizi-Ouzou déclare que l’acte de vote « est discrédité » par ces pratiques et rend ainsi « caduques les assurances d’un scrutin crédible faites par les hautes autorités du pays ». D’autre part, l’ancien délégué du archs des At Djennad considère que le taux faible de participation « est un indice de la perte de confiance des citoyens en les instruments démocratiques d’accès et d’alternance au pouvoir ».
Enfin, Mohand Iguetoulène estime que l’apport effectif des acteurs politiques et sociaux dans la gestion des affaires de la cité, qui s’impose plus que jamais, passe par « la refonte du système », plaide-t-il.
S. A. I.
