On a déjà, à maintes reprises, dénoncé l’anarchie qui règne à Fréha. Force est de constater que celle-ci ne cesse de prendre de l’ampleur ces derniers temps avec notamment tous les trottoirs squattés.
C’est pratiquement toute la ville qui est devenue un grand marché livré aux marchands et commerçants de tous bord qui n’hésitent pas à étaler leurs marchandises à même le sol.
Sinon, des bennes de camion, tracteurs et autres véhicules mais aussi des baraques de fortune suffisent pour faire l’affaire. « Même les piétons devront être équipés, comme les voitures, des voyants signalétiques… « , ironisa un des habitants de cette localité.
Une remarque pleine d’humour mais pas du tout exagérée, car à Fréha, les véhicules et les piétons se partagent désormais la chaussée, dans certaines artères notamment.
Au centre-ville, par exemple, se frayer un chemin sur un trottoir n’est pas du tout chose aisée. Souvent, on est appelé à emprunter la route en étant bien entendu vigilant.
Il faut dire que même certaines artères ne sont pas épargnées par les marchands qui ont fait dans l’extension de leur « territoire » en se permettant d’envahir les chaussées. Celles-ci deviennent ainsi rétrécies, ce qui engendre des bouchons allant jusqu’à plusieurs dizaines de mètres.
Le désordre devient parfois indescriptible, des klaxons fusent de partout et les blocages durent des minutes, surtout à l’entrée de la ville. Le marché « ouvert » n’est pas en outre la seule cause de cette situation, les stationnements anarchiques d’autres véhicules y sont aussi pour quelque chose.
Quoi qu’il en soit, cette situation d’anarchie quasi totale est devenue insupportable pour la population locale, laquelle espère une issue le plus tôt possible.
M. O. B.
