La circulation routière devient de plus en plus difficile dans la ville d’Azazga, du fait notamment que certaines de ses artères et carrefours sont devenus des stations pour les fourgons de transport de voyageurs. Presque chaque région ou commune de la daïra possède sa propre station au niveau de cette localité.
Celle de Yakouren est de l’autre côté, à la sortie, alors que les fourgons menant vers Cheurfa, Ifigha, Idjer et autre Aït Issad et Aït Bouadha pour ne citer que ces destinations se “partagent” le centre-ville. Des stations à l’abandon qui ne peuvent que perturber le trafic routier dans cette ville d’Azazga. Une situation en somme comme on en voit un peu partout à travers les différentes villes de la Kabylie, sauf qu’à Azazga on a aménagé une aire faisant office de station, une sorte de gare qui devait regrouper les fourgons pour toutes les destinations, celle-ci existe toujours mais ne sert plus que pour les transporteurs d’Aghrib et de quelques autres villages.
Les autres transporteurs ont préféré les encombrements de la ville. Pourtant cette aire, un large espace en somme aurait pu, avec un minimum d’organisation, regrouper tous les transporteurs.
Cela a été d’ailleurs le cas pendant les quelques mois qui ont suivi son ouverture qui remonte au début de cette décennie. “Je me rappelle bien que tout marchait comme sur des roulettes, personne ne se plaignait de rien et chacun y trouvait son compte lors de l’ouverture de cette station”, nous dira en substance avec un brin de regret un des habitants de la ville d’Azazga. Hélas, doit-on le dire, l’expérience n’a duré que quelques mois, la station a fini par être désertée pour des raisons explicables, la ville quant à elle suffoque de plus en plus.
M.O.B.
