l Indubitablement après le football, ce sont les sports de combat qui occupent une place importante au sein du mouvement sportif. Le karaté do est une discipline qui a de beaux jours devant lui à condition qu’on lui donne les moyens nécessaires. Depuis la fin des années 80, maître Akli Boussaïd ne cesse de former cette jeunesse bien que les moyens lui manquent souvent. Seuls sa volonté et son amour pour le sport priment. Actuellement, il fait la navette entre Alger où il exerce comme cadre de sport national et Tizi Gheniff en vue d’entraîner les athlètes. Pour cette saison, ses équipes ont arraché des places très honorables. Son frère, Brahim, entraîneur lui aussi, nous a fait savoir qu’ils ont obtenu la deuxième place au niveau régional, champion de wilaya et finaliste en coupe d’Algérie à côté des équipes mieux loties. L’équipe seniors représentée par Mansour Meziane, Laoufi Kamel, Chaouchi Mohamed, Allal Kari et Toubji Samir a représenté dignement la région à la phase finale. Ces sportifs ont réussi bien leur saison malgré un contexte très difficile. Parmi les problèmes rencontrés, M. Foussaïd Brahim nous a cité la salle qui ne répondait pas aux normes. « Nous nous entraînons dans la salle omnisports qui n’a même pas d’électricité », a-t-il ajouté. Les cent vingt athlètes de Brahim et de son frère s’entraînent dans des conditions extrêmement difficiles pour ne pas dire lamentables. M. Boussaid Akli qui a maintes fois démontré sa suprématie dans cette discipline qu’il avait introduite dans la région en participant plusieurs fois au championnat national et dans l’équipe nationale, ne se décourage pas pour autant. Ces précurseurs du karaté do ne demandent qu’à être soutenus pour mener les équipes vers d’autres consécrations.
A. O.
