Journées portes ouvertes à Béjaïa…

Le groupement de la gendarmerie de la wilaya de Béjaïa à organisé des journées portes ouvertes, domiciliées à la maison de la culture, à partir du 30 mai au premier du mois de juin, portant sur ce corps de sécurité. Inaugurées par les autorités locales, l’objectif de cette activité s’étalant sur trois jours, est de renforcer les liens avec le citoyen et de sensibiliser un public jeune et moins jeune, venu s’enquérir des nouvelles méthodes utilisées dans la lutte contre la criminologie et faire connaissance avec cette institution. Débutée dans la journée d’hier, l’activité principale de la manifestation s’est focalisée essentiellement sur la sensibilisation du citoyen sur les grandes mutations d’ordre sécuritaire qui visent à combler, par là même, le fossé qui s’est creusé entre la population et le corps de la gendarmerie lors des évènements du Printemps noir qu’a connus la région. Dans le hall de la maison de la culture, où se tenait l’activité, les éléments de ce corps se sont montrés disponibles à donner des explications sur d’éventuelle candidature intéressée par cette institution. Dans le stand réservé à ce volet instructif, les jeunes ont, effectivement, manifesté un intérêt particulier à ce qui a trait au recrutement et aux différents grades existants dans le service. Dans d’autres salles, une panoplie d’équipements scientifiques et un affichage de toutes les activités et résultats obtenus les dernières années étaient aussi exposées à l’assistance. En cette première journée, l’entrée était envahie par les chiffres concernant les accidents de la route, suicides, les différentes affaires qu’a eu à traiter le regroupement dans la wilaya, et toute activité liée aux divers luttes contre la délinquance et la criminalité. Dans ce sens, un élément chargé de la communication, déclare que la gendarmerie veut être à jour avec l’évolution de la criminologie et du crime pour y faire face. De tous les chiffres communiqués sur le nombre d’affaires traitées au niveau de la wilaya concernant les crimes et délits commis contre la paix et la sécurité publique, l’on remarque la baisse du taux des délits enregistrés entre l’année 2005 et 2006. Une baisse qu’il explique par le déploiement de la gendarmerie sur le terrain. Cette baisse s’applique aussi sur le nombre d’accidents de la route signalés à la même période de 2006 et de 2007, soit 121 pour l’année écoulée contre 113 pour l’année en cours. Sur l’éventuel retour de la gendarmerie sur tout le territoire de la wilaya, le chargé à la communication avoue que la population souhaite le retour dans l’immédiat des éléments de la gendarmerie. Un retour vivement souhaité puisque les facteurs de criminologie probants de délinquance sont en hausse, bien qu’ils soient semblables à ceux que connaissent les autres régions du pays, à savoir la déperdition scolaire, le chômage, les litiges familiaux. Dans ce sens, notre interlocuteur ajoute que sur les 52 communes de la wilaya seules 25 disposent de brigades de gendarmerie, et d’ajouter que dans les communes isolées, à savoir Béni Mansour, Ouzellaguen, Chemini, Tibane, El Kseur Boudjellil et Ighir Ali, les populations attendent patiemment le retour des brigades de sécurité.

Fatiha Lahiani