S’il y a déjà quelques années, la commune d’Aït Yahia Moussa était l’une des municipalités de la wilaya de Tizi Ouzou où le téléphone ne sonnait pas, aujourd’hui, en plus du RSS 512 lignes, ce moyen s’est finalement développé avec la réalisation des relais récepteurs du WLL.
En dépit de tout cela, aucun cybercafé n’a vu le jour dans cette commune pour permettre aux jeunes notamment de surfer sur le net. Aujourd’hui, une heure de connexion revient à un jeune d’Aït Yahia Moussa beaucoup trop cher. En effet, les jeunes doivent se déplacer jusqu’à Draâ Ben Khedda ou encore à Draâ El Mizan, situées à équidistance de Oued Ksari, c’est-à-dire dix-sept kilomètres, moyennant cinquante dinars pour ceux qui habitent le chef-lieu. « C’est la seule commune où il n’y a pas encore de cybercafé. Pourtant, les gens ont le moyen de le faire. Mais ici, ils ne pensent pas à investir dans ce créneau », nous dit un lycéen qui attendait un fourgon pour rallier l’ex-Mirabeau.
Pour d’autres jeunes, l’idée de créer un club au niveau de la Maison de jeunes est avancée, mais rien n’est encore fait pour réaliser ce projet. « Internet devient une nécessité comme d’autres moyens. Et puis, ce n’est plus cher comme avant. Aujourd’hui, personne ne peut s’en passer. Même les collégiens sont obligés de recourir à ce moyen pour faire les travaux de recherche qu’on leur donne au collège », nous explique un professeur qui a fait la comparaison avec les élèves des autres villes. A écouter les propos des uns et des autres, on comprend vite que ce moyen n’est pas pour demain dans cette municipalité où d’autres manques attendent d’être comblés. « On ne sait pas si dans cette commune, il n’y a pas des jeunes qui peuvent obtenir des aides dans le cadre de l’ANSEJ pour sortir cette région de cet enclavement », ajoute un membre actif dans une association culturelle.
Et de conclure : « C’est une commune qui reste toujours en marge de tout changement de quelque nature soit-il ». En conclusion, les jeunes d’Aït Yahia Moussa sont toujours désœuvrés devant ce manque.
Amar Ouramdane
