La Terre en « surchauffe »

C’est, pour l’Organisation des Nations unies, l’un des principaux moyens pour susciter une plus grande prise de conscience envers l’environnement et promouvoir l’intérêt et l’action politique surtout avec le thème «La fonte des glaces : une question brûlante ? », retenu pour 2007, qui met en lumière les effets des transformations de l’environnement polaire sur les climats du monde entier.

Pour étudier la cause de cette fonte des neiges, il faut nécessairement étudier le réchauffement climatique observé actuellement qui est la principale cause. Le réchauffement de la planète est un fait. Jusqu’à récemment, le doute était encore permis, mais depuis, les preuves n’ont cessé de s’accumuler. Les esquimaux sont témoins du retrait de la banquise, de la famine des ours polaires et des migrations désordonnées des baleines. Les scientifiques trouvent confirmation de ce phénomène partout où ils cherchent, que ce soit dans les anneaux des arbres ou dans la composition des glaces. Il y a eu d’importantes variations de température au cours du dernier millénaire, mais elles ne sont, en aucun, cas comparables à la hausse des températures observées ces dernières années.

Avec un constat si accablant, on peut tout d’abord se demander si ce réchauffement est naturel ou lié à un effet anthropique et quelles en sont les causes et les preuves du réchauffement climatique observé actuellement. Plusieurs questions se posent d’elles-mêmes : Pourquoi une si rapide augmentation des températures, pourquoi un tel engouement des médias pour ce sujet actuellement. En font-ils trop ? Effet de serre, trou dans la couche d’ozone, tempêtes, ouragans et inondations pour demain, fin du monde pour la fin du siècle ? La fonte des glaces serait-elle plus rapide s’il l’on ne diminue pas les gaz à effet de serre ?

Il est difficile d’étudier l’action entropique sur le climat. Toute influence de l’homme sur ce dernier se superpose au « bruit de fond » constitué par sa variabilité naturelle, due à des phénomènes aussi bien internes qu’externes (activités du soleil, éruptions volcaniques).

La détection consiste donc à démontrer qu’un changement

climatique observé est hautement inhabituel au sens statistique. L’effet de serre, en effet, semble être un facteur directement

lié au réchauffement actuel. Essentiellement dû à l’effet de serre, celui-ci provient, entre autres, des activités humaines par le dégagement de gaz dits à effet de serre. Ce sont en particulier le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote, les chlorofluorocarbures (CFC) qui par ailleurs appauvrissent la couche d’ozone.

On ajoute les gaz précurseurs de l’ozone troposphérique : composés organiques volatiles, les oxydes d’azote et le monoxyde de carbone.

Le soleil de part son rayonnement réchauffe la surface du globe, la terre, à son tour, renvoie cette énergie dans l’espace sous forme de rayonnement infrarouge. La vapeur d’eau, le gaz carbonique, et d’autres gaz absorbent ce rayonnement renvoyé par la terre, empêchent l’énergie de passer directement de la surface du globe vers l’espace, et réchauffent ainsi l’atmosphère.

C’est pourquoi l’augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre a pour conséquence l’élévation de la température. Si la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère venait à augmenter encore sans qu’on puisse la limiter, il faudrait s’attendre à une élévation de la température de 2°C voir plus.

Pour commencer, cela aurait pour conséquence la fonte d’une partie des glaces polaires, et le réchauffement des océans pourrait entraîner une élévation du niveau des mers d’au moins 50 cm menaçant les habitants des régions côtières.

Il y aurait des risques de famines, et il est à prévoir que les vagues de chaleur seront plus longues et plus intenses, provoquant ainsi un accroissement consécutif des maladies cardio-vasculaires, et des maladies telles que la fièvre jaune, le paludisme, l’encéphalite se transmettront plus facilement.

Une augmentation de la fréquence et de la durée des grandes crues et des grandes sécheresses est à prévoir, la cause venant de l’augmentation des précipitations l’hiver et de la diminution de celles-ci l’été.

La possibilité d’un ralentissement du gulf Stream au niveau du Nord de l’océan Atlantique, aurait pour conséquence un fort refroidissement de la température moyenne en Europe occidentale alors que le niveau de cette température aurait tendance à s’élever sur le reste du globe. Toutefois, il ne faut pas dramatiser le réchauffement global tel qu’on voudrait nous le faire croire.

S’il est certain que le taux de CO2 dans l’atmosphère augmente, il ne faut pas tout mettre sur le dos des activités humaines. Il ne faut pas oublier les récentes éruptions volcaniques (Ste Hélène en 1980, El Chison 1982, Nyos 1986, Pinatubo 1991, Hudson 1991, Spurr 1992…. ) peuvent dégager d’énormes quantités de gaz (dont du CO2) qui peuvent avoir des répercutions au niveau climatiques. Ajoutons à cela les incendies, le rôle des forêts (qui absorbent mais dégagent aussi du CO2). L’effet de serre existe déjà à partir de la vapeur d’eau à 60%, les 40% restants, proviennent des divers gaz.

Et puis, le réchauffement est constaté seulement en certains endroits du globe. En effet, s’il est admis qu’en certaines latitudes médianes, les glaciers reculent (les Alpes et une partie des Andes notamment) et que l’enneigement est moindre, le recul de la calotte glaciaire de l’Antarctique reste à prouver. Quand à celle de l’Arctique, on constate plutôt à un refroidissement du côté occidental (mer de Baffin, nord du Canada) jusqu’en Sibérie avec toutefois un certain réchauffement du côté oriental du Groënland.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas y prendre gare non plus, car comme il a été expliqué, les activités humaines y sont pour quelque chose quand même, et c’est à chacun de nous de prendre ses responsabilités pour contrer ce problème.

H. Hayet