Le verger oléicole se refait une santé

l Le verger oléicole se remet des dégâts antérieurs occasionnés par les caprices du climat marqué ces dernières années par des chaleurs caniculaires-record et des pics de froid alternés entre l’été et l’hiver et secondaires au réchauffement climatique dû à l’effet de serre. A Béni Mansour, l’olivier rassasié par les pluies ininterrompues des mois de mars et avril affiche une santé qui rassure. Même topo à Iaârkav, 2 km à l’est où cet arbre rustique et centenaire ne présente plus les traces des dégâts infligés par les assauts des gelées de janvier 2005. A Boudjellil, les oliveraies mises à mal par la vague de froid sibérienne qui a sévi dans la wilaya il y a 2 ans, revivent et prospèrent. Plus à l’est, à Aftis, même constat : l’oléiculture renaît de ses cendres, après avoir essuyé les aléas des chocs thermiques ou des sécheresses prolongées qui ont prévalues, on s’en souvient jusqu’en février 2006. A Larbaâ Takdimt entre Boudjellil et Aftis, une légion d’oliviers touchés par des incendies ont pu, grâce au pouvoir de régénération dont les a doté Dame Nature, reconstituer leur feuillage. Là aussi, cette culture essentiellement de subsistance, s’annonce sous de bons auspices, si on considère qu’elle a passé sans incident majeur la névralgique phase de la floraison. Enfin, c’est du pain sur la planche pour les propriétaires de ces plantations, les nombreux métayers qui échangent leur labeur contre 50% de la récolte. La situation promet, si bien sûr, rien ne compromet le processus de formation de l’olive, de prodiguer une intense activité aux huileries qui ont pour la plupart vivotées, voire chômées la saison passée. De quoi offrir aussi quelques postes d’emploi saisonniers pour les chômeurs.

Z. F.