Crées en 1985, les lotissements deux et trois du chef-lieu de la commune d’Adekar, ne sont que partiellement viabilisés. Et vivre dans un lotissement non viabilisé équivaut tout simplement à vivre dans une jungle. Au début, plein d’espoir, les premiers, qui ont élu domicile sur les lieux, croyaient que la viabilisation de leurs lotissements ne saurait tarder, mais c’était sans compter sur l’inconséquence de l’administration. On crée des lotissements sans les régulariser et sans les viabiliser. Et l’exemple d’Adekar n’est pas le seul.
Le lotissement Taourirt-Ighil distant de deux à trois kilomètres seulement de ceux d’Adekar vit la même situation. Dans les deux communes, dans les lotissements résidentiels aucun acquéreur n’est en possession d’un titre de propriété et pire, on y laisse l’anarchie s’installer.
Des questions se posent ici : pourquoi crée-t-on des lotissements résidentiels pour finalement les laisser se bidonviliser ? Qui est le génie de cette politique qui consiste à accorder des lots de terrains à des citoyens sans leur donner des titres de propriété ?… Autant de questions qui restent malheureusement sans réponses.
Devant ces situations inédites, les citoyens n’ont comme moyen que de recourir aux pétitions ou aux lettres ouvertes aux hautes autorités. Les habitants des deux lotissements d’Adekar ont déjà exprimé leur colère, le mois passée, en formulant une pétition qu’ils ont adressé au premier responsable de la wilaya.
Mais ils ne voient rien venir, pour l’instant, du moins. Inexistence de réseau d’assainissement, accès routiers non aménagés, absence d’éclairage public… tels sont les principaux problèmes dont souffrent les résidents et qui tardent à être pris en charge.
« Un appel est lancé à monsieur le wali afin qu’il mette fin à notre calvaire, nous espérons qu’il sera entendu », nous a déclaré un des résidents.
Boualem B.
