Avant d’opter pour cette action, le syndicat aurait tenu une assemblée générale, il y a un mois de cela pour débattre des préoccupations du personnel et les soulever à la direction avec depôt d’un préavis de grève. A l’origine de ce mouvement de contestation, “la mauvaise volonté du directeur qui pour les besoins d’un licenciement fait appel à nous, quant au recrutement qui doit se faire avec notre aval, celui-ci ne fait qu’à sa guise”, martèle le secrétaire général du syndicat Taourirt. Et d’ajouter que “le recours à le grève n’est qu’une manière d’attirer l’attention de la tutelle quant à la mauvaise gestion du secteur, qui, à long terme, mène vers la liquidation de l’OPGI de Béjaïa”. Il demande à la tutelle “une commission d’enquête sur les multiples et incohérentes dépenses effectuées à l’OPGI de Béjaïa”. Ces derniers souhaitent également s’attabler avec le premier responsable sur ce qui les préocupe afin de trouver” des solutions immédiates et conformes à la réglementation avant d’aviser le ministre de la tutelle une autre fois par le biais d’une lettre ouverte ou d’un courrier”. Par ailleurs, le syndicat signifie que toute gestion doit se faire avec la concertation de celui-ci, habilité à représenter dignement les travailleurs dans leurs droits. Il revendique également une inspection générale de l’office.
Le syndicat énumère une liste de revendications liées à la gestion des ressources humaines. Il exige entre autre l’exercice du droit syndical, le respect des textes règlementaires, le refuse de la discrimination dans l’octroi des promotions et le recrutement par affinité et appelle à un rectrutement interne. Il dénonce aussi” la démobilisation du potentiel humain et la dégradation des conditions de travail et l’intimidation pour l’exécution des tâches”.
Et pour corroborer leur dires, les syndicalistes ont exhibé une lettre ouverte adressée au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, parue dans les colonnes d’un quotidien en date du 10 Octobre 2006, pour dire que la situation qui prévaut dans le secteur ne date pas d’aujourd’hui.
Dans la matinée d’hier, nous avons tenté maintes fois et toujours en vain d’avoir la version du directeur de l’OPGI de Béjaïa, premier à être visé par ce mouvement de contestation. Il s’est avéré injoignable tout le long de la matinée.
Quant au taux de suivi de la grève, M Taourirt, dira que celui-ci est de 70% à travers la wilaya.
F. Lahiani
