Contrairement au premier jour où les candidats au baccalauréat ont trouvé les épreuves relativement faciles, le second jour a apporté son lot de déceptions. Il est vrai qu’entre l’épreuve d’anglais et celle des mathématiques, il y a une différence de taille, si l’on se fie aux déclarations de ces adolescents que nous avons abordés.
Ils ne sont pas nombreux, en effet à jubiler. Les yeux rougis par les larmes, quelques élèves nous ont confié que malgré les apparences, l’épreuve de mathématiques n’est pas simple.
Les professeurs la trouvent pourtant « à la portée de l’élève moyen ». « S’il ne tenait qu’aux conditions de travail offertes aux enfants, le problème serait tout autre » nous dit M. Kacioui, le proviseur.
Les candidats et le personnel d’encadrement ont remarqué, en effet, les efforts consentis par la direction du lycée de jeunes filles, deuxième centre d’examen de la daïra, pour accueillir, comme il se doit les candidats au baccalauréat.
Pour soigner le cadre de travail et lui donner un aspect plus accueillant, les locaux et les couloirs dont la peinture est défraîchie a été refaite, bien avant le jour « J », donnant ainsi une image de propreté des lieux.
Les candidats ont, quant à eux, déjeuné au sein de l’établissement, au même titre que les enseignants. Le seul problème dont se plaignent les candidats est l’éloignement du lycée, du centre-ville. Pas un arbre à un kilomètre à la ronde. Ainsi, pour meubler leur temps durant les trois longues heures séparant les épreuves du matin de celles de l’après-midi, la plupart des candidats, les filles particulièrement « campent » devant le lycée, cherchant un coin d’ombre devant les maisons voisines.
Les discussions portent sur les compositions à venir, avec l’espoir de compenser les points perdus. L’épreuve d’histoire géographie de l’après-midi a, tout de même, apporté un peu de baume au cœur de certains qui pensent avoir raté celle des mathématiques.
Nacer B.
