l Le coup d’envoi des 5es rencontres cinématographiques de Béjaïa a été donné hier à 18 heures à la Maison de la culture avec, en ouverture, la projection du court-métrage Houria de Mohamed Yargui. Après Mohamed Zinet et Azzedine Meddour, c’est au cinéaste français René Vautier qui a écrit le scénario du film Avoir 20 ans dans les Aurès, que les responsables des rencontres comptent rendre hommage au cours de cette édition qui durera jusqu’au 15 juin. Avoir 20 ans dans les Aurès relate l’état d’esprit des appelés français qui refusaient de combattre pendant la guerre d’Algérie et le cinéaste est l’un des rares réalisateurs à avoir filmé directement les moudjahidine en action dans le maquis.
Initiées il y a cinq ans par l’Association Project-Heurts, les rencontres cinématographiques de Béjaïa sont devenues maintenant une tradition bien établie à Béjaïa où chaque année, au mois de juin, se donnent rendez-vous des amateurs et des professionnels du cinéma qui viennent de divers horizons pour échanger expérience et points de vue. Cette année, on remarquera, cependant, avec étonnement et regret l’absence de l’Association Kaïna cinéma de Paris qui, d’habitude prenait une part très active au déroulement de cette manifestation.
En plus de la programmation de près d’une trentaine de films (courts et longs métrages et documentaires) qui seront projetés à la cinémathèque de la place du 1er-Novembre en après-midi à 15 heures et à 17 heures et la soirée à 19h30 et en plein dans les résidences universitaires de Targa Ouzemmour, des 1 000 lits et du 17 Octobre, les organisateurs des rencontres ont également prévu à la Maison de la culture la création d’ateliers où seront donnés tous les jours à partir de 9 heures, par des spécialistes, des cours d’initiatives aux techniques de réalisation de films.
A noter également que la nouveauté apportée cette année est le « café ciné », où se donnent quotidiennement rendez-vous à la Maison de la culture les réalisateurs et les journalistes, qui leur permettra d’approfondir leur connaissances sur les sujets qui les intéressent.
B. Mouhoub
